Nadia Al Chahed
10 Décembre 2015•Mise à jour: 11 Décembre 2015
AA/Kigali/ Fulgence Niyonagize
Un des neuf accusés dans le génocide rwandais, encore recherchés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a été arrête en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé le procureur de ce Tribunal spécial, Hassan Bubacar Jallow.
Ladislas Ntaganzwa, un des neufs "génocidaires" du Rwanda a été arrêté en RDC, a précisé Bubacar Jallow, mercredi soir devant le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU), sans donner plus de détails sur la date exacte ni sur les circonstances de cette arrestation.
Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a été créé par le Conseil de sécurité de l’ONU « pour juger les personnes présumées responsables d’actes de génocide ou d’autres violations graves du Droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda et sur les territoires d’États voisins entre le 1er janvier 1994 et 31 décembre 1994». Il vient d'être remplacé par le Mecanisme pour Les Tribunaux Penaux Internationaux (MTPI).
Ntaganzwa, qui était en 1994 maire de la localité de Nyakizu, est poursuivi pour « entente en vue de commettre le génocide, génocide, complicité de génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide, crimes contre l’humanité et violations des conventions de Genève ».
Le gouvernement rwandais n'a encore rien communiqué sur cette arrestation, jeudi à 11h20 GMT
Le génocide a été déclenché au Rwanda le 7 avril 1994 et s’est poursuivi jusqu’à juillet 1994 sur fond d'une guerre civile opposant le gouvernement rwandais, constitué de Hutus, au Front patriotique rwandais (FPR), accusé par les autorités d'être essentiellement « tutsi ».
Le génocide s’est soldé par au moins 800 000 morts, selon l’ONU.