Nadia Al Chahed
18 Décembre 2015•Mise à jour: 19 Décembre 2015
AA/Kigali/ Fulgence Niyonagize
Les Rwandais ont commencé à voter, en grand nombre, vendredi matin, au référendum constitutionnel qui permettra, notamment, à l’actuel président, Paul Kagame, de briguer un nouveau mandat et à potentiellement se maintenir au pouvoir jusqu'en 2034, a constaté le correspondant de Anadolu.
Le bureau de vote de la localité de Kamonyi (à12 km de Kigali) a été rempli d’électeurs dès son ouverture à 07h00 (05h00 gmt), a indiqué la même source ajoutant que les élécteurs continuaient à affluer par petit groupe à 08h00 gmt.
De longues files d'électeurs s’alignaient devant les bureaux de vote, dans plusieurs localités rwandaises, avant même leur ouverture, ont rapporté des médias locaux.
6,4 millions de Rwandais sont appelés, vendredi, aux urnes pour adopter ou rejeter le nouveau projet constitutionnel réformé en 2015.
Ils devront répondre par "oui" ou "non" à ce nouveau projet qui permettra au président Kagamé, au pouvoir depuis 15 ans, de briguer un septennat en 2017, date de l’achèvement de son mandat actuel, puis deux quinquennats jusqu'en 2034.
Pour les observateurs, l’adoption du nouveau projet ne fait pas de doute, étant donné que cette réforme, présentée par le pouvoir comme une initiative populaire, est soutenue par la majorité des partis politiques et que seul le Parti démocratique vert (opposition), a appelé à voter « non » lors du référendum.
Cette réforme, est par ailleurs, critiquée par les partenaires du Rwanda, notamment par, Washington qui a fait savoir qu'un maintien au pouvoir de Paul Kagame après 2017 "pourrait avoir des conséquences sur ses relations avec Kigali" et par l'Union Européenne qui a estimé que c'est une réforme qui sert les intérêts d'une seule personne.