RDC : Plus de 300 enfants victimes de violences physiques en trois semaines (ONU)
Esma Ben Said
30 Mars 2018•Mise à jour: 30 Mars 2018
Congo, The Democratic Republic of theAA / Kinshasa /Pascal Mulegwa
Plus de 300 enfants ont été victimes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, en trois semaines en République démocratique du Congo (RDC), a rapporté jeudi la mission de l’ONU dans ce pays (Monusco), dénonçant une augmentation de 57% en comparaison au mois de février.
Au cours de la période du 1er au 23 mars 2018, "le conflit armé en RDC et ses corollaires, les violences physiques, sexuelles et psychologiques, ont directement affecté plus de 300 enfants", a déclaré lors d’un point de presse à Kinshasa, la porte-parole de Monusco, Florence Marchal présentant un nouveau rapport.
Ces violences commises par "d’éléments armés non identifiés dans le territoire de Djugu en Ituri (Nord-est), Mai-Mai Mazembe, Raia Mutomboki et Kamwina Nsapu" ont été recensées dans les provinces du Nord-Kivu (Est), l’Ituri (Nord-est) le Grand Kasaï (Centre) et le Sud-Kivu (Est), selon le rapport.
"Ces acteurs armés bafouent de manière flagrante et alarmante les lois portant protection de l’enfant", a ajouté la porte-parole onusienne.
Près de la moitié (182) de ces violences concernent le recrutement et l’utilisation des enfants dans des groupes ou milices armés, des attaques contre des écoles (72) et des enlèvements (64), des meurtres et mutilations (46) et des cas de violences sexuelles (14) sur des enfants, d’après le document.
L’augmentation de ces violations s’explique notamment par "une hausse des violations interethniques, notamment dans le territoire de Djugu en Ituri "où les violences entre populations Hema (éleveurs) et Lendu (agriculteurs) ont déjà fait une centaine de morts et poussé plus de 200 0000 personnes à fuir leurs localités, font observer les enquêteurs onusiens dans le même rapport.
Régulièrement, l’ONU et une panoplie d’ONG alarmistes dénoncent des violations des droits d’enfants en RDC, pays siégeant depuis octobre 2017 au conseil des droits de l’homme de l’ONU.