Nadia Chahed
13 Mai 2018•Mise à jour: 13 Mai 2018
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Les deux touristes britanniques enlevés, vendredi dernier, par des hommes armés non encore identifiés dans le Parc des Virunga (Est de la République démocratique du Congo (RDC)) ont été libérés dimanche, ont annoncé des sources congolaises et britanniques.
"Je rends hommage aux autorités de la RDC et à l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature ( ICCN) pour leur aide", a déclaré dans un communiqué publié dimanche le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, évoquant un incident "traumatisant" pour les deux touristes.
Joint par Anadolu, le directeur du parc des Virunga, Emmanuel Demeronde, a confirmé la libération des deux touristes et précisé qu'ils étaient en train de recevoir les soins nécessaires.
"Nous tenons à remercier notre équipe courageuse pour avoir résolu rapidement cet incident et le retour en toute sécurité des deux ressortissants britanniques", a déclaré pour sa part Cosmas Wilungula, directeur général de l'ICCN.
Aucune précision n'a toutefois été donnée par aucune partie ni sur les circonstances de la libération des touristes ni sur l'identité des ravisseurs.
La libération des deux touristes survient au lendemain du dé)ploiement samedi d'un contingent de l’armée congolaise qui s'est joint aux gardes parcs pour participer aux opérations de "recherche", de "traque" et de "fouilles systématiques".
Lors de l'embuscade lors de laquelle les deux touristes ont été enlevés,, une écogarde de 25 ans a été tuée par les ravisseurs.
Cette attaque succède à celle perpétrée le 9 avril dernier, faisant six morts dont cinq gardes et leur chauffeur. Les auteurs de cette attaque n'ont toujours pas été identifiés.
Le parc national des Virunga, qui se trouve dans la partie orientale de la RDC, se distingue par sa grande diversité animale et végétale et par ses paysages uniques.
Classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, le parc des Virunga s'étend sur une superficie de 7 800 km².
Crée en 1925, Il constitue une attraction mondiale dans la région et une première destination des touristes mais reste le fief de nombreux groupes armés qui s'y adonnent à la pèche illicite, au braconnage et à l’abattage du bois.
Quelque 175 éco-gardes chargés de la protection du parc des Virunga ont été tués par ces groupes durant les dernières années, a indiqué en avril dernier la direction du parc.