Hatem Kattou
25 Juillet 2017•Mise à jour: 26 Juillet 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
La vice-secrétaire générale des Nations Unies Amina Mohammed effectue jusqu’à jeudi une visite en République démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu de source officielle.
« Avec cette visite, les Nations Unies veulent réaffirmer leur engagement à aider la RDC à trouver une issue heureuse à la grave crise sociale et politique que traverse ce pays d’Afrique centrale depuis bientôt deux ans », indique la mission onusienne en RDC (Monusco) dans un communiqué parvenu à Anadolu.
« Je suis venue avec un message de paix et de soutien à la RDC » a déclaré en ce sens, face à la presse, Mme Mohammed au terme d’un entretien avec le Ministre congolais des Affaires étrangères Léonard She Okitundu tenu lundi.
Selon le communiqué de la Monusco, la représentante Onusienne rencontrera ce mardi le président congolais Joseph Kabila.
La vice-présidente se rendra mercredi à Goma dans l’Est congolais où elle visitera « la maison des femmes » puis le camp de déplacés de Mugunga (près de Goma).
La Représentante onusienne entend, au cours de son séjour en RDC, « souligner l'importance de la participation et du leadership des femmes dans les initiatives locales, nationales et régionales de paix, de sécurité et de développement », souligne le communiqué.
La responsable onusienne, est arrivée lundi à Kinshasa, avec une délégation composée de 16 personnalités dont la Directrice de l’ONU-Femmes, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la violence sexuelle dans les conflits et de l'Envoyée spéciale de l'Union Africaine pour les femmes, la Paix et la Sécurité.
Plusieurs régions de la RDC, notamment celles du Kasaï (centre) et du Nord-Kivu (Est) sont le théâtre depuis des mois voire des années pour certaines, de violences meurtrières qui ont engendré des milliers de morts et poussé des dizaines de milliers de personnes à se déplacer.
A cette instabilité sécuritaire s’ajoute une instabilité politique dans ce pays où des élections générales censées se tenir d’ici la fin de l’année, risquent une nouvelle fois d’être reportées.