Fatma Bendhaou
17 Février 2022•Mise à jour: 17 Février 2022
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Les Nations unies ont annoncé que 7 humanitaires avaient été tués en 2021 dans divers incidents, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), où sévissent des groupes armés.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), un département du Secrétariat de l'ONU, précise dans un communiqué que ces incidents sont concentrés dans les provinces de l’Est dont 3 au Nord-Kivu, 2 en Ituri, 1 au Sud-Kivu et 1 au Tanganyika.
Au total, 292 incidents ont été enregistrés dont des actes de violence armée, note l'OCHA ajoutant que “29 humanitaires ont été blessés et 25 autres enlevés” au cours de la même période. 91% de ces incidents touchent principalement les ONG alors que les agences des Nations unies ont été touchées à 9%, note le même communiqué.
« Les actes de nature criminelle, tels que des vols à main armée ou des braquages de véhicules/convois humanitaires, commis par divers types d’acteurs, constituent une des causes principales des actes de violence envers les personnels humanitaires », explique le bureau onusien.
Ces attaques contrastent avec la crise humanitaire qui frappe ces provinces. Le pays abrite l'un des nombres les plus élevés de personnes déplacées au monde et le plus nombreux sur le continent africain.
Le pays compte 5,5 millions de personnes déplacées internes, quelque 1,2 million de personnes retournées et 517 140 personnes réfugiées et demandeurs d’asile auprès des pays voisins, d’après les Nations unies.
En 2021 seulement, il est estimé que 1,5 million de personnes se sont déplacées en raison principalement d’attaques, d’affrontements armés ou de conflits fonciers et intercommunautaires. Un certain nombre de ces personnes ont dû se déplacer plusieurs fois du fait de la persistance des violences. Le pays pourrait être frappée par une crise alimentaire qui concernera le quart de sa population en 2022, ont prévenu les Nations unies. Près de 4,2 millions de personnes souffrent de la malnutrition aiguë, dont 2,4 millions d’enfants de moins de cinq ans.