Mohamed Hedi Abidellaoui
25 Janvier 2017•Mise à jour: 26 Janvier 2017
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
Le bureau conjoint de l'ONU aux droits de l'Homme a annoncé avoir recensé 5190 cas de violations des droits humains en République démocratique du Congo (RDC), durant l'année 2016.
Ces violations ont été marquées par des répressions des manifestations de l'opposition et de la société civile contre le président Joseph Kabila, selon le directeur du bureau de l'ONU aux droits de l'Homme, José Maria Aranaz, qui s’exprimait mercredi en conférence de presse à Kinshasa.
Le chiffre de 5190 dépassements « représente une hausse de 30 % par rapport à l'an 2015 » et les agents étatiques relevant de l'armée, de la police et du service de renseignements sont « responsables de 64 % de ces violations », d’après la même source. De ce point de vue, le bureau onusien attribue 1 871 violations aux groupes armés responsables de la mort de 718 civils sur 1 009 morts recensées par l'ONU.
La République démocratique du Congo traverse une crise sécuritaire dans sa partie est, déchirée par des conflits armés. Cette instabilité sécuritaire est entraînée par l'activisme de plusieurs dizaines de groupes armés nationaux et étrangers qui se disputent le contrôle des richesses naturelles de l'est congolais, depuis plus de deux décennies.
Grand pays d’Afrique subsaharienne (2,5 millions de km2), la RDC est également secouée par une crise politique, due au maintien du président Joseph Kabila au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel arrivé à terme le 19 décembre dernier.
Un accord politique signé la soirée du 31 décembre a, toutefois, légitimé ce maintien en consacrant une période de transition pouvant conduire à l'organisation d’élections générales en décembre 2017.