Hafawa Rebhi
04 octobre 2017•Mise à jour: 04 octobre 2017
AA / Rabat / Ammar Al Ayoubi
La Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) a déclaré que la perte de confiance des jeunes dans les pays d'Afrique du Nord dans les systèmes politiques a contribué à l'augmentation du chômage et entravé les moyens de le contenir.
C’est l’un des constats d’un rapport exposé mercredi à Rabat par des experts onusiens lors d'une réunion de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique.
Intitulé « Emploi des jeunes et le développement durable en Afrique du Nord », le rapport dont une copie est parvenue à Anadolu, a indiqué que l'inégalité de chances dans l’emploi a aggravé la vulnérabilité des jeunes face à la criminalité et le recrutement de groupes extrémistes et terroristes ",
« L'insatisfaction à l'égard de la situation des jeunes de la région engendre des tensions sociales », a constaté Sara Nebril, conseillère de la CEA, en présentant le rapport. «Nous voyons des manifestations quasi-quotidienne pour revendiquer des emplois», a-t-elle noté.
«L'échec des politiques gouvernementales à tenir leurs promesses envers les jeunes conduit à une nouvelle frustration», a ajouté la conseillère de la CEA.
Le Bureau nord-africain de la CEA comprend sept pays : le Maroc, l'Egypte, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie et le Soudan.
Les pays nord-africaines luttent pour stimuler leurs économies en déclin pour des raisons essentiellement géopolitiques. Les économies de la région pâtissent également des aléas climatiques. C’est notamment le cas du Maroc dont l’économie est depuis quelques temps sur la corde raide à cause de la chute des précipitations.
Ces économies rencontrent toutes d’énormes difficultés à créer de nouveaux emplois pour accueillir les nouveaux arrivants sur le marché.
Le taux de chômage chez les jeunes nord-africains est de 21,01% en Mauritanie, de 48,9% en Libye, de 22,4% au Soudan, de 25,5% au Maroc et de 27,3 % en Egypte.
Toujours selon le rapport, 26,7% des jeunes algériens sont au chômage et plus de 35% des jeunes tunisiens sont sans emploi.