Malek Jomni
18 Décembre 2020•Mise à jour: 18 Décembre 2020
AA/ Abuja
La fièvre de Lassa a mis fin, cette année, à la vie de plus de 80 personnes dans l'État d'Ondo, au nord du Nigeria.
C'est ce qui ressort d'un communiqué rendu public jeudi, par le responsable de santé, Gibayo Adiye.
Il a indiqué que la fièvre de Lassa est devenue plus dangereuse que le coronavirus au Nigeria, même si la covid-19 a fait plusieurs morts.
Adiye a fait savoir que le nombre des décès dus à la fièvre de Lassa dans l'État atteignait plus de 80 cas, contre 41 décès dus au coronavirus.
Il est à noter que la fièvre de Lassa a tué près de 300 personnes dans 29 États nigérians de janvier à décembre.
L'année dernière, 129 personnes sont décédées des suites de la fièvre, qui se propage, dans le pays, durant les mois de mai et de novembre caractérisés par la sécheresse.
Les autorités nigérianes ont déclaré l'état d'urgence, en 2019, en raison de la propagation de la fièvre de Lassa, qui touche également d'autres pays africains tels que le Togo, le Libéria, le Ghana, le Mali et la Sierra Leone.
La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale causée par une infection par le virus de Lassa, et on lui a attribué le nom de la ville de l'État de Borno au Nigeria, Lassa, en 1969.
Il fait partie de la famille Arenavirus, comme le virus Ebola, L'infection est propagée par le contact avec un rongeur péri-domestique, "Mastomys natalensis", un animal originaire de l'Afrique subsaharienne. Un grand nombre de ces rongeurs vivent à proximité, voire à l'intérieur, des habitations dans les zones d'endémie.
Les autorités recommandent, en effet, aux citoyens de maintenir l'hygiène et d'éviter tout contact avec les souris et autres rongeurs.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni