Adam Abu-bashal
08 Juin 2021•Mise à jour: 08 Juin 2021
AA / Abuja
Plus de 200 personnes, dont des policiers, ont été tuées dans des attaques de groupes armés au cours des derniers jours, selon le suivi de l’Agence Anadolu réalisé d'après les médias locaux.
Les groupes armés, y compris des bandits et des séparatistes, ont intensifié leurs attaques contre les civils dans les communautés reculées et les postes de police.
Dans l'État de Kebbi, au nord-ouest, des bandits ont tué 88 personnes le 3 juin et des assaillants ont volé du bétail et brûlé des terres agricoles.
Dimanche, au moins 41 agriculteurs ont été tués dans leurs fermes par des bergers dans l'État de Zamfara, un autre État du nord-ouest du pays.
Soit 4 jours après que des hommes armés ont tué 17 agriculteurs dans le même État.
Médecins sans frontières (MSF) a déclaré dans un communiqué que l'escalade de la violence a conduit les personnes à fuir leurs maisons, leurs fermes et leurs pâturages, notant que l'accès aux établissements de santé est également un défi en raison de la violence sur les routes.
Environ une douzaine de policiers ont été tués dans des attaques contre des postes de police dans les États du sud-est d'Enugu, Anambra et Imo au début du ce mois.
Par ailleurs, 45 personnes ont été tuées, tandis que des dizaines ont été blessées, il y a deux jours, dans l'État d'Oyo, dans le sud-ouest, où les habitants d'Ipparabaland ont été attaqués tard le 5 juin.
Des maisons et d'autres propriétés appartenant aux résidents de l'État ont également été incendiées.
Dans un communiqué, le gouverneur Sei Makindi a appelé les habitants à rester calmes car les forces de sécurité contrôlent désormais la situation.
Récemment, le Nigeria a interdit l'utilisation de motos dans certains États en raison de leur utilisation par des groupes armés pour organiser des attaques dans le pays.
Le pays est le théâtre de violents conflits tribaux de temps en temps, et le groupe « Boko Haram » a commis des actes de violence depuis 2009 qui ont fait plus de 30 000 morts et déplacé environ 3 millions de personnes, selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires. .
En mai dernier, l'armée nigériane a lancé une opération de sécurité contre les rebelles, le gouvernement nigérian accusant certaines attaques de l'Eastern Security Network, la branche militaire de l'organisation séparatiste interdite des peuples autochtones du Biafra (IPOB).
*Traduit de l’arabe par Issa Aliou