Lassaad Ben Ahmed
06 Décembre 2020•Mise à jour: 07 Décembre 2020
AA / Kané Illa
La mission conjointe de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) et de l'Union africaine (UA), arrivée jeudi dernier à Niamey, a achevé, samedi, sa mission de pré-évaluation du processus électoral au Niger.
Dans un communiqué de presse qu'elle a publié et dont Anadolu s'est procuré une copie, cette mission a noté un "climat de méfiance qui persiste entre les parties prenantes au processus électoral".
Encouragent les différents acteurs à "recourir au dialogue afin de consolider la paix sociale et garantir un processus électoral crédible, transparent et pacifique", la mission conjointe a exhorté les candidats à l'élection présidentielle "à élaborer et signer un code de bonne conduite régissant leur relation avant, pendant et après le processus en cours".
La Cédéao et l'UA ont, en outre, encouragé les parties prenantes "à éviter les actes de violence et les discours de haine et à recourir aux juridictions pour résoudre tout différend".
Le Niger s'apprête à organiser de nouvelles élections avant la fin du mois de décembre courant.
Le 13 décembre des élections communales et régionales seront organisées pour élire les conseillers municipaux et régionaux.
Le 27 décembre, les élections législatives et le premier tour de la présidentielle se tiendront et permettront de designer les 171 députés composant l'Assemblée nationale et le nouveau président de la République. Trente (30) candidatures ont été validées pour l'élection présidentielle.
Il s'agit, entre autres, de celles de l'ancien président de la République Mahamane Ousmane, de l'ancien chef de l'État de la transition de 2010-2011 Djibo Salou, des anciens premiers ministres Amadou Boubacar Cissé et Seini Oumarou et de plusieurs anciens ministres, dont celui de l'Intérieur Bazoum Mohamed, des Affaires étrangères Ibrahim Yacoubou, de l'Agriculture et de l'Elevage Albadé Abouba et des Transports Omar Hamidou Tchiana.
Le chef de file de l'opposition Hama Amadou a été écarté de la course, du fait de sa condamnation à une peine d'un an de prison ferme dans l'affaire dite de bébés du Nigéria.
Le président sortant Mahamadou Issoufou n'est pas aussi de la course. Arrivé au terme de son deuxième et dernier mandat légal, il a décidé de ne pas briguer un troisième mandat.
Le pouvoir et l'opposition n'arrivent toujours pas à s'entendre sur le processus électoral, notamment sur la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Cour constitutionnelle.
L'opposition accuse ces deux institutions d'être majoritairement composées des militants du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-TARAYYA) dont Bazoum Mohamed est le candidat.