Lassaad Ben Ahmed
13 Mai 2020•Mise à jour: 14 Mai 2020
AA / Niamey / Kané Illa
Les autorités nigériennes ont annoncé qu’au moins 70 membres de Boko Haram ont été neutralisés, le lundi 11 mai, au cours de deux opérations menées par l’armée et qui se poursuivent dans la région de Diffa.
"Face aux attaques répétées de Boko Haram sur les positions de nos forces de défense et de sécurité, notamment celles du poste frontalier Niger-Nigeria de Diffa le dimanche 3 et le samedi 9 mai 2020, les forces armées nigériennes ont engagé plusieurs opérations offensives et de ratissage dans le lit du lac Tchad", a indiqué le ministre de la défense Issoufou Katambé dans un communiqué publié mardi et consulté par l’Agence Anadolu.
Dans la journée du lundi 11 mai, des éléments de l’armée nigérienne ont eu un accrochage avec des membres de Boko Haram près de la localité de Liwur, au sud de Diffa, a rapporté la même source, précisant que 25 "terroristes" ont été neutralisés et deux militaires blessés.
Selon le ministre, dans la même journée, l’armée nigérienne a effectué des "bombardements aériens et des tirs d’artillerie sur Tumbun Fulani, une île située à 24 km au nord-est de Bosso, dans la partie nigériane du lac Tchad".
Une cinquantaine de membres de Boko Haram ont été neutralisés au cours de cette opération, a t-il précisé.
C’est la deuxième perte la plus lourde infligée à Boko Haram en une semaine.
Le dimanche 3 mai, suite à une attaque d’un camp de l’armée ayant coûté la vie à trois militaires, une cinquantaine d’éléments de Boko Haram avait été neutralisée, suite à un accrochage avec des forces armées nigériennes et nigérianes.
Au cours des dernières semaines, les fronts se multiplient contre l’organisation faisant allégeance à Daech, Boko Haram.
La plus spectaculaire a été menée, fin mars, par l’armée tchadienne dans la région du Lac Tchad et s’est soldée par la neutralisation d’au moins 1000 combattants de Boko Haram.
Depuis 2015, la région de Diffa, frontalière avec le nord du Nigéria et le Lac Tchad, subit les attaques répétitives de Boko Haram.
Un état d’urgence instauré depuis les premières attaques est toujours en vigueur dans la région.