Fatma Bendhaou
26 Décembre 2020•Mise à jour: 26 Décembre 2020
AA/ Niamey/ Illa Kané
La campagne électorale pour le double scrutin législatif et présidentiel du dimanche 27 décembre au Niger a été close vendredi à minuit, selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Pendant trois semaines, les candidats à la présidentielle et aux législatives ont sillonné les différentes régions du Niger et diffusé des messages à la radio et télévision publiques en vue d'exposer le contenu de leurs programmes.
La sécurité est l'un des sujets qui apparaît dans presque tous les programmes des différents candidats. Brossant une situation sécuritaire préoccupante pour le Niger, chacun des candidats a promis de s'y attaquer une fois élu. Chacun promet de s'attaquer au terrorisme qui affecte plusieurs régions du Niger, notamment la région de Diffa (sud-est) avec Boko Haram et les régions de Tahoua (Nord-ouest) et Tillabéri (Ouest) avec les groupes opérant dans le Nord du Mali.
Demain dimanche, plus de 7 millions de Nigériens se rendront aux urnes pour élire leurs 171 députés et le nouveau président de la République. Trente candidats sont en lice pour la présidentielle, parmi eux l'ancien président de la République Mahamane Ousmane, l'ancien chef de l'État de la transition militaire de 2010 et 2011 Salou Djibo, les anciens premiers ministres Amadou Boubacar Cissé et Seini Oumarou et des anciens ministres dont celui de l'Intérieur Bazoum Mohamed et des Affaires étrangères Ibrahim Yacoubou.
Le principal opposant Hama Amadou a été écarté de la course du fait de sa condamnation à la peine d'un an de prison ferme dans l'affaire dite de trafic des bébés du Nigéria.
Sa formation politique, le Mouvement démocratique nigérien pour une fédération africaine (MODEN-FA/LUMANA AFRICA) a demandé à ses militants de voter pour le candidat Mahamane Ousmane dès le premier tour.
Le président sortant Mahamadou Issoufou ne sera pas aussi de la course. Arrivé au terme de son second et dernier mandat légal, il a décidé de ne pas se représenter. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) a déployé 90 observateurs pour le double scrutin de dimanche.