Hafawa Rebhi
24 Août 2017•Mise à jour: 25 Août 2017
AA / Rabat / Mohamed Tahiri
Le juge d'instruction de la Cour d'appel à Casablanca (la plus grande ville du Maroc) a terminé son enquête avec un certain nombre de militants du « Hirak», détenus depuis trois mois. Parmi ces détenus figure Nasser Zefzafi, le leader de ce mouvement qui s’est déclenché à Al-Hoceima (Nord), en octobre dernier, à la suite de la mort de Mohcine Fikri, le vendeur de poissons broyé, sous les yeux des policiers, dans une benne à ordures.
Le juge a ordonné mercredi de renvoyer les dossiers des détenus au tribunal, en préparation pour le début de leur procès pour «atteinte à la sûreté interne de l’état », a déclaré à Anadolu, Mohamed Aghnaj, l’avocat d’un certain nombre de détenus. Pour un tel crime, le code pénal marocain, dans ses articles 201 et 202, évoque des sanctions variant entre trois ans de prison et la peine de mort.
Selon l’avocat Aghnaj, il est prévu que le Procureur général du Roi près la Cour d'appel à Casablanca, annonce, au cours des trois prochains jours, la date du début du procès.
Depuis octobre dernier, Al-Hoceima et les villes et villages de la région du Rif sont secouées par des manifestations continues exigeant « le développement et la fin de la marginalisation et la lutte contre la corruption».
Plus de 300 personnes ont été arrêtées, dont des dizaines qui ont été initialement condamnées.
Dans une interview télévisée diffusée début juillet dernier, le chef du gouvernement marocain Saâdeddine El Othmani avait évoqué deux solutions pour une sortie de crise dans le Rif, l’une est politique, l’autre est liée au développement économique de la région.