Fatma Bendhaou
17 Novembre 2020•Mise à jour: 18 Novembre 2020
AA/ Illa Kané
Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé, mardi, au respect de la charte de la transition au Mali et à une mise en œuvre "effective et sans exclusive" de l'accord d'Alger pour la paix et la réconciliation.
Dans une déclaration publiée à l'issue de sa session consacrée au Mali, l'organisme onusien a indiqué que "la transition doit s'effectuer conformément à la charte de la transition pour aboutir au retour à l'ordre constitutionnel et à la tenue d'élections dans un délai de dix-huit mois".
Ces élections doivent être "ouvertes à tous, transparentes, libres, régulières et crédibles" et "se dérouler dans un climat pacifique", a insisté le Conseil de sécurité.
S'alignant sur la position de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO), le Conseil a demandé qu'un compromis soit trouvé afin que la transition malienne soit dirigée par des civils, appelant au passage à la dissolution du Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP), l'organe militaire mis en place au lendemain du coup d'État du 18 août dernier et dont le président Assimi Goita assure les fonctions de Vice-président de la transition.
Le Conseil a, par ailleurs, appelé à une mise en place "pleine, effective et sans exclusive" de l'accord d'Alger pour la paix et la réconciliation au Mali, invitant le gouvernement malien et les groupes armés à respecter les engagements auxquels ils ont souscrit. L'appel du Conseil de sécurité intervient à un moment où la mise en place du Conseil national de transition, l'organe législatif, fait face à de sérieuses difficultés. Plusieurs organisations politiques, dont celles du Mouvement du 5 juin, menacent de ne pas siéger dans ce Conseil, accusant l'armée d'y être majoritairement représentée.