Fatma Bendhaou
08 Février 2022•Mise à jour: 09 Février 2022
AA/ Antananarivo / Sandra Rabearisoa
Le bilan suite au passage du cyclone Batsirai à Madagascar s’alourdit. Ce cyclone tropical intense a traversé le pays par la côte sud-est dans la soirée du samedi 5 février pour sortir en mer dans le sud-ouest dans la matinée du dimanche 6 février, laissant des morts et de lourds dégâts sur son passage. D’après le bilan provisoire publié par le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC), ce mardi 8 février, le nombre de décès s’élève à 27, les sinistrés sont au nombre de 72 275 dont plus de 62 000 personnes déplacées. En revanche, le district d’Ikongo (dans la région Fitovinany) enregistre davantage de morts d’après les informations émanant du député Jean Brunelle Razafitsiandraofa sur les ondes de la radio nationale. « Jusqu’ici nous, avons recensé pas moins de 96 décès à la suite des fortes pluies et des vents violents après le passage du cyclone Batsirai. La plupart des décès ont été causés par l’écroulement des maisons. Les habitants des communes rurales dans le district d’Ikongo m’informent qu'il y a beaucoup plus de morts, dépassant la centaine, mais je tiens encore à vérifier », confie ce parlementaire élu à Ikongo.
Depuis lundi, le Président de la République, Andry Rajoelina, et son épouse effectuent des déplacements dans les régions les plus touchées par Batsirai pour constater les dégâts et apporter des aides. De leur côté, les partenaires techniques et financiers (Banque Mondiale, Nations unies, etc.) ont également effectué une descente ce mardi matin, dans les zones les plus affectées dont Mananjary (région Vatovavy) afin d'évaluer la nature des besoins. « Nous avons pu constater à quel point le cyclone était violent. Nous devons tirer des leçons de cette dernière catastrophe et investir davantage dans le futur. L’ampleur des dégâts est telle que les besoins sont au-delà des préparations », confie Issa SANOGO, coordinateur résident du système des Nations unies à Madagascar au cours d’une conférence de presse à l’aéroport d’Ivato, à Antananarivo, dans l’après-midi. Il a annoncé que les réponses suite à l’appel du gouvernement sont déjà en cours. Selon toujours le numéro un des Nations unies à Madagascar, les cyclones et les autres catastrophes comme les sécheresses qui frapperont la Grande île risquent encore de s’intensifier et de faire plus de dégâts à cause du changement climatique. Il a donc profité de l’occasion pour lancer un appel à l’endroit du gouvernement et des partenaires afin d’augmenter les capacités de réponses aux catastrophes.