AA/Monrovia (Libéria)/ Evelyn T. Kpadeh
Le sort de la nouvelle année scolaire au Libéria demeure incertain face aux craintes que l’épidémie de virus Ebola ne s’aggrave dans ce pays de l’ouest de l’Afrique.
«L’épidémie d’Ebola n’était pas une situation prévue lorsque nous avons établi notre calendrier scolaire. Par conséquent, lancer la rentrée scolaire en septembre ne semble pas réaliste» a expliqué, vendredi, la ministre libérienne de l’Education, Etmonia Tarpeh, dans une interview exclusive à l’Agence Anadolu (AA).
La rentrée scolaire avait été précédemment programmée pour septembre.
Cependant, Tarpeh, a révélé que les écoles resteraient finalement fermées jusqu’à ce que la présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, et une équipe d’experts sanitaires annonce que la propagation du virus Ebola a été maîtrisée.
L’épidémie du virus Ebola - apparue pour la première fois au Soudan et en République démocratique du Congo, en 1976 - a tué, depuis février dernier, au moins 2909 personnes en Afrique de l’Ouest, particulièrement en Guinée, au Sierra Leone, et au Libéria, d’après le dernier bilan de l’OMS.
D’après les chiffres du ministère libérien de la Santé, 1677 Libériens sont décédés par le virus.
Maladie contagieuse pour laquelle il n’existe pour le moment aucun traitement à l'efficacité vérifiée, l'Ebola se transmet à l’humain au contact d’animaux sauvages et de fluides corporels de personnes contaminées.
La ministre libérienne de la Santé a confié que les écoles ne pourraient rouvrir que lorsque des mesures de précaution auront été mises en place.
« Rouvrir les écoles nécessitera beaucoup de ressources pour permettre l’achat de thermomètres, la supervision du lavage des mains des enfants et le respect de toutes les mesures recommandées» a justifié la ministre qui a expliqué qu’il était difficile d’empêcher des enfants de toucher leurs camarades en jouant, par exemple.
Tarpeh a exhorté les parents d’élèves de comprendre la décision de report de la rentrée scolaire qui n’est pas liée à un refus des enseignants de reprendre leur activité.
«C’est pour la sécurité des enfants. Il suffit d’un seul enfant infecté, pour que toute la classe soit contaminée» a conclu la ministre qui n’a cependant pas précisé la date exacte de reprise de réouverture des établissements scolaires.