Mourad Belhaj
22 Décembre 2019•Mise à jour: 23 Décembre 2019
AA / Tripoli / Hamdi Yildiz
La Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) a publié, samedi, un communiqué, sur les réseaux sociaux, exprimant sa préoccupation concernant le ciblage de civils en Libye.
"La MANUL suit avec une vive inquiétude les informations parvenues de Tarhouna et des zones adjacentes, notamment les informations faisant état de violations graves contre des civils, qui sont actuellement vérifiées et documentées pour être soumises à la justice pénale nationale et internationale", déclare le communiqué.
Et d’ajouter : "La MANUL condamne avec fermeté également les menaces qui pèsent sur la vie des civils et sur leurs intérêts, en raison de l'escalade des affrontements armés".
Le communiqué a été publié après que des drones émiratis ont effectué, samedi, 10 frappes aériennes sur la ville de Msallata, à l'est de Tripoli.
Trois personnes ont été tuées dans les attaques, selon le bureau des médias du gouvernement d'entente nationale.
En avril, les forces faisant allégeance au commandant de l'est de la Libye, le général Khalifa Haftar, ont lancé une campagne militaire pour s’emparer de Tripoli, mais n'ont jusqu'à présent pas réussi à progresser au-delà de la périphérie de la ville.
Le 12 décembre, cependant, Haftar a annoncé qu'il avait ordonné à ses forces de lancer la "bataille décisive" pour prendre la ville.
Selon les données de l'ONU, plus de 1 000 personnes ont été tuées et près de 5 mille autres blessées, depuis le début de l'opération.
Depuis l'éviction de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011, deux sièges du pouvoir ont vu le jour en Libye: un dans l'est de la Libye, soutenu principalement par l'Égypte et les Émirats arabes unis, et un second à Tripoli, qui jouit de la reconnaissance internationale et de celle de l'ONU.