Meher Hajbi
07 Juillet 2020•Mise à jour: 08 Juillet 2020
AA - Tripoli
L'Organisation des Nations Unies a révélé, mardi, que les mines dissimulées par les troupes de Haftar en Libye ont fait 138 victimes (morts et blessés), depuis le mois de mai.
C’est ce qui ressort des déclarations de Stephanie Williams, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Libye, expliquant qu’il s’agirait d’une “possible violation du droit international”.
Dans ce contexte, Williams a tenu à exprimer sa profonde tristesse pour la mort de deux travailleurs humanitaires lors des opération de déminage dans le sud de Tripoli, lundi.
En effet, les mines dissimulées par les milice de Haftar dans des quartiers civils ont fait, depuis mai dernier, 81 morts et blessés, dans les rangs des civils, alors que 57 non-civils, dont des travailleurs du déminage selon la responsable onusienne.
Pour la responsable onusienne, “il s’agirait d’une possible violation du droit international”, saluant au passage “le courage du personnel impliqué dans les opérations de déminage, dont des Libyens et des membres des organisations humanitaires.
“Les Nations Unies et la Communauté internationale soutiennent nos partenaires libyens qui travaillent sans relâche pour débarrasser la Libye de la menace et des dangers des mines”, a-t-elle affirmé.
En mai dernier, l'armée libyenne avait annoncé que les milices de Haftar avait dissimulé des mines avant de fuir les positions auparavant sous leur contrôle, notamment au sud de la capitale Tripoli.