Hafawa Rebhi
27 Décembre 2017•Mise à jour: 27 Décembre 2017
AA / Tripoli / Jihad Nasr
Le nombre de Libyens inscrits sur le registre électoral a dépassé la barre d'un million et 600 mille électeurs. Ce chiffre a été divulgué dans la perspective d’une prochaine tenue d'élections législatives et présidentielles, conformément à une feuille de route adoptée par les Nations Unies pour résoudre la crise libyenne.
L'inscription des électeurs a commencé le 6 décembre et devrait durer deux mois, mais la date du scrutin n’a pas encore été définie.
La Haute commission électorale libyenne (HNEC) a annoncé que « le nombre total d'électeurs inscrits auprès de la commission jusqu'au 25 décembre, a été chiffré à un million et 616 mille 59 électeurs », selon l'agence de presse officielle libyenne.
Le chef de la commission Imad al-Tayeb a appelé « toutes les parties à participer au processus électoral », insistant que « la HNEC ne pratiquait aucune sorte d'exclusion à aucune partie ».
La feuille de route des Nations Unies est basée sur l'amendement de l'Accord politique, signé au Maroc en 2015, qui serait suivi d'un Congrès national élargi, lequel aboutirait à un référendum pour adopter la constitution et à la tenue d'élections parlementaires et présidentielles.
L’envoyé spécial des Nations Unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a annoncé la semaine dernière, une progression dans le plan d’action pour la mise en œuvre de la feuille de route, adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le 20 Septembre dernier, portant notamment sur la tenue d'élections en Libye.
Le nombre d'électeurs inscrits en 2014, qui ont alors participé aux élections législatives, a été estimé à 1,5 million d'électeurs.
Les résultats des élections de 2014 ont été contestés, creusant davantage les divisions qui ont émergé parmi les partis libyens après le renversement du régime de Mouammar Kadhafi (1969-2011).
Depuis 2011, ce pays pétrolier est en proie à plusieurs conflits armés, la stabilité étant compromise par une lutte sur le pouvoir entre deux gouvernements ; le gouvernement de consensus, internationalement reconnu à Tripoli (ouest) et le gouvernement provisoire dans la ville d’El Beïda (est).