Omar Azzam
24 Mai 2016•Mise à jour: 24 Mai 2016
AA/ Le Caire/ Omar Azzam
L'Egypte a officiellement démenti, mardi, les informations publiées par des médias affirmant que l’avion d’Egyptair a explosé avant de s’écraser, sur la base des restes humains récupérés sur le site de l'accident.
Le chef du département médico-légal égyptien, Hicham Abdelhamid, a déclaré que «les informations diffusées par certains médias au sujet du crash de l'avion d’Egyptair, en citant ce qu’ils ont qualifié de sources médico-légales, sont sans fondement ».
Il a ajouté, dans un communiqué dont Anadolu a eu copie : « Tout ce qui a été publié à ce sujet est sans fondement. Il s’agit de simples suppositions qui n’ont en aucun cas été formulées par le Département de médecine légale ou l’un de ses médecins légistes ».
Des agences de presse occidentales avaient cité, plus tôt dans la journée, des déclarations attribuées à des sources anonymes au sein du Département égyptien de médecine légale, affirmant que les petites dimensions des restes humains récupérés sur le site du crash indiquent qu’une explosion a eu lieu à bord de l’avion.
Les sources ont indiqué que si l'avion s’était écrasé sans qu’une explosion n’ait eu lieu auparavant à son bord, les corps seraient restés entiers, et n’auraient en tous cas, pas été réduits en d’aussi petites parties.
Un avion de ligne égyptien a disparu des écrans radars, à l’aube du 19 mai, au-dessus de la Méditerranée, avec à son bord 66 personnes, dont dix membres d’équipage.
«L’avion en partance de l’aéroport Charles de Gaulle à Paris devait atterrir à l’aéroport du Caire à 03:15 (heure locale, 01:15 GMT)», avait indiqué la compagnie égyptienne dans un communiqué.
«L’appareil comptait à son bord 56 passagers et dix membres d’équipage. Il s’agit de 30 Egyptiens, 15 Français, deux Irakiens, un Britannique, un Belge, un Algérien, un Koweitien, un Saoudien, un Soudanais, un Tchadien, un Portugais et d’un Canadien», selon la même source.