Nadia Chahed
18 Septembre 2020•Mise à jour: 18 Septembre 2020
AA/Tunis
La demande de liberté conditionnelle de l’opposant Paul Rusesabagina a été refusée par la justice rwandaise, ont rapporté vendredi des médias africains.
Issu de la minorité Hutu, l’ancien directeur de l’Hôtel des Mille Collines, à Kigali, et dont l’histoire a inspiré le film "Hôtel Rwanda", aurait sauvé la vie de plus d’un millier de personnes en les abritant dans son établissement durant le génocide de 1994, rappelle la chaîne d’information Africanews.
Mais il fait aussi l’objet de nombreuses accusations de la part des autorités rwandaises, notamment d’avoir financé des groupes terroristes, souligne la même source.
Exilé en Belgique, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, Paul Rusesabagina avait été arrêté fin août et emprisonné à Kigali. Âgé de 66 ans, il demandait une mise en liberté sous caution pour raisons de santé, indique le même média, ajoutant que ses avocats ont annoncé qu'ils allaient faire appel.
L’opposant rwandais de nationalité belge, Paul Rusesabagina, avait été inculpé lundi pour 13 chefs d'inculpation, dont « meurtre » et « terrorisme ».
Le parquet rwandais l'accuse, en effet, d’avoir un lien avec des attaques menées en 2018 et attribuées au Conseil national pour le Renouveau et la Démocratie, dont Rusesabagina est cofondateur.
Le président rwandais Paul Kagamé avait affirmé dans une déclaration le 6 septembre, que « Rusesabagina dirige un groupe de terroristes qui ont tué des Rwandais. Il devra payer pour ces crimes. Rusesabagina a le sang des Rwandais sur les mains ».