Nadia Akari
11 Novembre 2015•Mise à jour: 12 Novembre 2015
AA/Nairobi / Andrew Ross
Le président kényan, Uhuru Kenyatta, a annoncé, mardi, qu’une entente a été trouvée pour mettre fin à un conflit de longue durée entre les enseignants et les autorités éducatives du pays.
Dans un communiqué, Kenyatta a indiqué que le Syndicat national des enseignants du Kenya (KNUT) et l’organisme employeur géré par l’Etat, la Commission du personnel enseignant du Kenya (TSC), ont convenu de résoudre un différend au sujet des salaires, à la suite d’une réunion au palais présidentiel, à Nairobi.
«Il nous fallait nous réconcilier et nous ne pouvions nous réconcilier à moins de sortir de cette impasse. La réunion a été fructueuse» a révélé le président kényan.
Kenyatta a indiqué que les deux camps ont accepté de retirer toutes les affaires en instance devant les tribunaux, relatives au différend, et de lancer des négociations pour conclure une convention collective.
En juillet dernier, les enseignants kényans s’étaient vus accorder par un tribunal du travail, une hausse de salaire de l'ordre de 50 à 60% pour couvrir la période allant de 2013 à 2017.
En août, plus de 289 000 enseignants avaient lancé une grève lorsque les autorités ont refusé d’appliquer la décision du tribunal du travail.
Ils avaient finalement mis fin à leur action, qui avait paralysé toutes les activités éducatives dans ce pays d’Afrique de l’Est, en avertissant cependant le gouvernement que leur grève reprendrait s'il refusait de satisfaire leurs revendications.
Vendredi dernier, les enseignants kényans ont finalement subi un revers dans leur lutte pour améliorer leur rémunération lorsqu’un tribunal d’appel a annulé la hausse de salaire précédemment accordée.
Le juge de la cour d’appel James Otieno Odek a en effet décidé que le tribunal du travail n’avait pas pris en compte l’avis de la Commission des salaires et des rémunérations.
La commission avait affirmé que l’augmentation de salaire n’était pas possible en raison de contraintes financières.