Afrique

Kais Saied insiste sur l'intérêt de la Tunisie

- Dans un premier commentaire après l'annonce du Premier ministre désigné Elyes Fakhfakh de son intention de revoir la formation du gouvernement suite à la décision du mouvement Ennahda de se retirer.

Mourad Belhaj   | 16.02.2020
Kais Saied insiste sur l'intérêt de la Tunisie

Tunisia

AA / Tunisie / Yousra Ouannes

Le président tunisien, Kais Saied, a souligné qu'il ne permettrait pas que son pays demeure à la merci d'intérêts divers, affirmant que "les manœuvres sous le couvert de la constitution ne peuvent pas passer".

C’est ce qui ressort d’un communiqué publié, samedi soir, par Saied, comme premier commentaire sur l'annonce du Premier ministre désigné Elyes Fakhfakh, de revoir sa formation proposée, après le retrait du mouvement Ennahdha.

Saïed a déclaré dans le communiqué que "la Tunisie est au-dessus de toutes les considérations circonstancielles et des accords qui sont conclus dans l’opacité ou la transparence, et nous ne laisserons pas le pays être ballotté par les intérêts".

Et d’ajouter que "les manœuvres sous le couvert de la constitution ne peuvent pas passer", exigeant que "chacun soit au niveau de l’étape et du moment historique".

Saied a déclaré que "quiconque veut écrire une nouvelle page d'histoire pour le peuple tunisien, les portes lui sont ouvertes, et c'est ce que le peuple attend".

Samedi soir, Fakhfakh a annoncé qu'il avait décidé avec le président de discuter de la possibilité de modifier la formation gouvernementale proposée, à la lumière de la décision du mouvement "Ennahdha" de s'en retirer et de ne pas voter en sa faveur au Parlement.

Le mouvement "Ennahdha" (titulaire de 54 des 217 sièges du Parlement) a annoncé qu'il n’accorderait pas sa confiance au gouvernement Fakhfakh ; en raison de son insistance à rejeter la demande du mouvement de former un "gouvernement d'union nationale n'excluant aucune partie".

Après sa rencontre avec Saïed, Fakhfakh a déclaré, dans un communiqué de presse, que "Dans un souci de responsabilité et pour ce qu’un tel choix implique pour le pays, nous avons décidé, avec le président Kaïs Saïed de consacrer les jours qui restent du délai constitutionnel alloué à la formation du gouvernement, à l'examen des options constitutionnelles, juridiques et politiques, de sorte à servir au mieux les intérêts du pays".

Le délai alloué au Premier ministre désigné pour former un gouvernement expire le 20 février, sinon, des élections législatives anticipées pourraient avoir lieu après dissolution du parlement, selon le chapitre 89 de la Constitution tunisienne de 2014.

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