Nadia Akari
06 Avril 2017•Mise à jour: 07 Avril 2017
AA/Banjul / Mustapha K Darboe
Dans ce qui est leur première élection depuis le départ de l’ancien président Yahya Jammeh, les Gambiens ont commencé à se rendre, jeudi matin, pour élire les membres de l’Assemblée nationale.
Les votes ont débuté à 08h00, jeudi matin, mais le taux de participation électorale s’est révélé bas, comparé à la précédente élection présidentielle du pays.
« Le taux de participation à l’élection présidentielle était bien plus haut que celui des élections législatives de ce matin […] C’est un démarrage lent », a indiqué, à l’Agence Anadolu (AA), un responsable électoral dans la capitale économique Serrekunda.
Neuf partis politiques se sont présentés aux élections, avec un record de 239 candidats au total se faisant concurrence pour obtenir 48 sièges, d’après la Commission électorale indépendante du pays (IEC).
Cinq députés seront nommés par le président, pour un total de 53 sièges au sein du parlement de ce petite pays d’Afrique de l’Ouest, abritant une population de près de 2 millions.
Quelques 886 000 électeurs se sont inscrits sur les listes, tandis que des dizaines d’observateurs ont été envoyés par l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO).
Début décembre dernier, Adama Barrow, 51 ans, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle devant Yahya Jammeh qui l’avait publiquement félicité. Le président sortant s’est rétracté quelques jours plus tard, invoquant des "anomalies électorales" et appelant à la tenue d’un nouveau scrutin.
Le début d'un assaut mené par la force de la Cédéao, alterné avec des pressions diplomatiques et des médiations de pays voisins, ont fini par acculer le président sortant à quitter le pouvoir et s'exiler en Guinée équatoriale, après une escale à Conakry.