Mohamed Hedi Abidellaoui
17 Juin 2017•Mise à jour: 18 Juin 2017
AA/ Desk/ MA
Un calme précaire a régné, samedi, dans la capitale gabonaise, Libreville, après l’attaque armée de plusieurs chaînes télévisées et le lancement par l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, Roland Désiré Aba’a Minko, d’un ultimatum au président Ali Bongo pour quitter le pouvoir, a rapporté samedi la presse locale et africaine.
Des hommes armés et cagoulés engagés par Minko ont attaqué, vendredi, plusieurs rédactions de chaînes télévisées à Libreville et exigé du personnel la diffusion d’une vidéo de leur commanditaire, selon les sites gabonactu.com et icibrazza.com.
Dans cette vidéo, l’ancien candidat à l’élection présidentielle exige du président Bongo qu’il démissionne "sous 72 heures".
Armés de revolvers et d’armes blanches, les assaillants ont forcé le personnel à mettre en boucle ladite vidéo. Mais, après 16 minutes, le directeur de la chaîne a réussi à couper l’alimentation électrique du studio et à mettre fin à la diffusion du message d’Aba’a Minko, d'après les mêmes sources.
« Pendant que le commando opérait, Roland Désiré Aba’a Minko s’est rendu à l’ambassade de France pour remettre un mémorandum à la France, lui demandant de dégager Ali Bongo Ondimba du pouvoir », a rapporté le site gabonactu.com.
Aussitôt informée, la police judiciaire est intervenue et l’a interpellé et gardé à vue. Le procureur de la République a annoncé l’ouverture d’une enquête.
La scène politique gabonaise est agitée depuis la victoire contestée du président Ali Bongo à la Présidentielle d’août 2016. Bongo l'a emporté d'une très courte tête (50,66 %) contre Jean Ping (47,24 %). Mais son adversaire principal et candidat de l’opposition a crié à la fraude électorale, surtout dans le fief du camp Bongo, le Haut Ogoué (Sud-est).