Lassaad Ben Ahmed
17 Juillet 2018•Mise à jour: 17 Juillet 2018
AA / Niamey / Kané Illa
Une rencontre des présidents des parlements des pays du G5 Sahel s’est ouverte, mardi, dans la capitale nigérienne Niamey, a constaté le correspondant d’Anadolu au Niger.
La rencontre se tient en présence d’une délégation du parlement français.
Le président du parlement européen Antonio Tajani y est également attendu en début d’après-midi, selon le programme de la rencontre, communiqué par une source proche de l’organisation.
Parmi les sujets des discussions, les participants à la rencontre de Niamey vont se pencher sur un projet de résolution en vue de «renforcer le contrôle parlementaire pour faire réussir le Sahel» et une autre sur les «orientations pour la création d’une structure interparlementaire d’accompagnement du G5 Sahel».
Créé en février 2014, le G5 Sahel constitue un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de développement et de sécurité au sein de cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).
Son siège est à Nouakchott (Mauritanie).
Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, notamment le terrorisme auquel presque tous ses Etats membres font face, le G5 Sahel s’est doté, en juillet 2017, d’une force conjointe transfrontalière.
Cette force a été approuvée par l’Union africaine et actée par le Conseil de sécurité de l’ONU, à travers sa résolution 2359 du 21 juin 2017 portée par la France.
D’un effectif de 5000 hommes, la force conjointe du G5 Sahel a pour mandat de lutter contre le terrorisme, le crime organisé et le trafic d’êtres humains au sein des pays membres de l’organisation.
C’est le président nigérien Issoufou Mahamadou qui assure actuellement la présidence en exercice du G5 Sahel.
Quant à la force conjointe, elle est commandée par le général mauritanien Hanena Ould Sidi, secondé par le général tchadien Oumar Bikimo.
Les deux hommes ont été nommés la semaine écoulée pour remplacer le général malien Didier Dacko et son collègue burkinabé Yaya Séré, tous deux limogés après l’attaque terroriste sur le quartier général de la force du G5 Sahel à Sévaré (Mali), le 29 juin dernier.