Lassaad Ben Ahmed
28 Novembre 2018•Mise à jour: 29 Novembre 2018
AA / Tunis
Les pays du G5 Sahel ont identifié 40 projets de développement à un coût estimatif de 2 milliards d’euros, a fait savoir Maman Sambo Sidikou, secrétaire permanent de la force.
Sidikou s’exprimait dans une interview diffusée mardi sur le site du secrétariat permanent du G5 Sahel.
Le financement de ces projets sera examiné à l’occasion de la conférence internationale des bailleurs et des partenaires qui aura lieu le 6 décembre à Nouakchott en Mauritanie.
« Une conférence internationale de coordination des bailleurs et des partenaires est programmée le 6 décembre prochain, à Nouakchott, dans la capitale mauritanienne, en vue de mobiliser les ressources nécessaires à ce financement », a indiqué Sidikou.
Selon le secrétaire permanent du G5 Sahel, «les chefs d’Etat ont pensé qu’il fallait que nous avancions un peu plus sur la dimension développement», considérée comme composante complémentaire à l’intervention militaire contre le terrorisme et le crime organisé dans la région.
La sécurité et le développement constituent « les deux pilier de notre stratégie » a affirmé le secrétaire permanent du G5 Sahel.
Les 40 projets mentionnés ont été adoptés dans le cadre d’un programme d’investissement prioritaire (PIP), «touchant directement les conditions de vie des population de la zone sahélienne».
Il s’agit notamment de l’hydraulique, de la santé, de l’éducation, de la protection civile, de la sécurité alimentaire et de l’infrastructure.
L’un des projets phares dans ce package consiste à construire une ligne ferroviaire reliant Nouakchott à N’Djamena, passant par Bamako, Ouagadougou et Niamey.
Pour rappel, la force du G5Sahel a été créée en février 2014 par 5 pays du Sahel africain, à savoir, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie et le Tchad, en vue de lutter contre le terrorisme et le crime organisé dans la région.
Cette force, constituée de 5000 soldats, est appuyée notamment par la France et l’UE. Participent à son financement aussi, les Etats Unis, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis.
En février 2018, à l’occasion d’un sommet regroupant une vingtaine de pays à Bruxelles, la force est parvenue à obtenir des engagements de l’ordre de 414 millions d’euros.