Rafiu Oriyomi Ajakaye
14 Mai 2016•Mise à jour: 15 Mai 2016
AA/Lagos (Nigéria) / Rafiu Ajakaye
Boko Haram «demeure une menace» malgré d’importantes réussites accomplies dans la lutte contre l’insurrection dans le Nord-est du Nigéria, a déclaré, samedi, à Abuja, le président français François Hollande.
Après une courte visite en République centrafricaine, vendredi, Hollande s’est rendu dans la capitale nigériane Abuja pour assister au Sommet international sur la sécurité et la lutte contre Boko Haram.
S’exprimant durant un point de presse conjoint aux côtés de son homologue nigérian, Muhammadu Buhari, le président français a déclaré que «les résultats de la lutte contre l’insurrection sont impressionnants ; les insurgés ont été amoindris et obligés de reculer », en faisant référence aux efforts militaires soutenus par l’Occident dans la région du Lac Tchad.
Il a, cependant, ajouté que le groupe terroriste «demeure néanmoins une menace», exhortant les partenaires à rester engagés dans la lutte contre le terrorisme et à s’atteler à traiter les questions humanitaires générées par cette crise qui dure depuis sept ans.
Buhari a, pour sa part, réaffirmé l’engagement de son pays à lutter contre le terrorisme et appelé à renforcer l’unité et le partage de renseignements entre touts les pays.
«Le terrorisme ne respecte aucune frontière», a-t-il affirmé.
Le sommet régional sur la sécurité voit la notamment participation des présidents du Tchad, du Niger, du Cameroun, du Bénin, de la République centrafricaine, du Gabon et du Togo.
Des diplomates des Nations Unies, de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE), des Etats-Unis d'Amérique, du Royaume-Uni et de la Chine seront également présents.
Boko Haram est présenté comme un groupe armé extrémiste prêchant un islam radical, bien que plusieurs de ses membres arrêtés aient avoué que les chefs de l’organisation discouraient rarement sur l’Islam.
Le groupe, classé "terroriste" par les Nations Unies, mène depuis six ans une sanglante insurrection dans les Etats du nord-est du Nigéria. Des dizaines de milliers de civils ont été tués et plus de 2 millions d’autres déplacés dans cette région depuis le début de l’insurrection.