AA / Tunis / Nadia Chahed
-Les chefs d’État ouest-africains décident de déployer la « force en attente » de la Cédéao
La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a fait savoir, jeudi, qu'elle n'écarterait aucune option pour résoudre la crise politique au Niger, y compris « le recours à la force » comme ultime solution.
C’est ce qui ressort de la déclaration finale du sommet extraordinaire de la Cédéao sur la situation au Niger, tenu aujourd'hui dans la capitale nigériane, Abuja.
Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu, qui préside actuellement l’instance régionale, a déclaré que les dirigeants de la Cédéao « n'ont écarté aucune option, y compris le recours à la force comme ultime solution ».
Les dirigeants ouest-africains ont décidé lors du sommet de déployer la « force en attente » de la Cédéao pour restaurer la démocratie au Niger après le coup d’État qui a renversé le président Mohamed Bazoum.
- La junte militaire forme un gouvernement
La junte militaire, auteure d'un coup d'État au Niger, a formé un gouvernement, selon un décret du nouvel homme fort du pays, le général Abdourahamane Tchiani, lu à la télévision nationale dans la nuit de mercredi à jeudi.
Ce gouvernement comprend 21 membres, dont 20 ministres. Les ministres de la Défense et de l’Intérieur sont des généraux du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) qui a pris le pouvoir, respectivement le général Salifou Mody et le général Mohamed Toumba.
-Niger: La France apporte « son plein soutien à l'ensemble des conclusions » du sommet de la CEDEAO
La France a apporté « son plein soutien à l'ensemble des conclusions » du sommet de la CEDEAO, a annoncé jeudi soir le Quai d’Orsay dans un communiqué de presse.
La diplomatie se félicite du fait que les participants aient « rappelé leur détermination à parvenir au rétablissement de l’ordre constitutionnel et démocratique au Niger, ainsi qu’à la libération immédiate du Président Bazoum et de sa famille ».
- António Guterres se dit « préoccupé » par les conditions de détention du président du Niger et de sa famille
Le secrétaire général de l'Onu, António Guterres, s'est dit préoccupé par les « déplorables conditions » de détention du président nigérien, Mohamed Bazoum et de sa famille.
C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par les Nations unies, mercredi, à la suite d'informations selon lesquelles le président Bazoum et sa famille vivraient sans électricité, sans eau, sans nourriture ni médicaments.
- Etats-Unis/Feu de forêt :
-Le bilan des victimes des feux de forêt à Hawaï s’alourdit à 53 morts
Les feux de forêt à Hawaï ont coûté la vie à 53 personnes jusqu'à l’heure, alors que les efforts de recherche et de sauvetage se poursuivent toujours pour retrouver les personnes portées disparues.
Au total, six incendies ravagent la grande île et Maui, où la plupart des dégâts ont été constatés depuis les départs de feux dans la journée du mardi dernier.
-Mort de Mohamed pendant les émeutes à Marseille: Les 3 policiers du RAID mis en examen
Les trois policiers du RAID (unité d’élite de la police nationale), soupçonnés d’être impliqués dans la mort de Mohamed, décédé à Marseille pendant les émeutes, ont été mis en examen au terme de leur garde à vue, selon une information dévoilée par BFMTV.
Cette mesure s’accompagne d’un placement sous contrôle judiciaire mais peuvent poursuivre leur activité de policier, à l’exception des interventions portant sur des violences urbaines et de grands évènements qui pourraient se tenir sur la voie publique.
-Les Forces turques ont neutralisé près de 1 000 terroristes depuis le 1er janvier
Les Forces turques ont neutralisé 995 terroristes du groupe PKK/YPG depuis le 1er janvier, notamment ceux qui se cachent de l'autre côté de la frontière en Irak et dans le nord de la Syrie, a annoncé le ministère de la Défense jeudi.
"Cinquante-trois terroristes ont été neutralisés la semaine dernière, notamment en Irak et dans le nord de la Syrie, dans le cadre de la stratégie d'élimination du terrorisme à la source, que nous mettons résolument en œuvre", a déclaré un responsable du ministère de la Défense aux médias lors d'une séance de briefing à Ankara.
-Nigeria: 17 personnes tuées dans des affrontements inter-religieux
Au Nigeria, 17 personnes ont trouvé la mort lors d’une attaque armée dans l'État du Plateau (est), où des conflits religieux sont récents.
Le porte-parole des forces spéciales, le capitaine Ola James, a précisé que des hommes armés non identifiés, arrivés tôt le matin dans la région de Barkin Ladi, dans l'État du Plateau, ont ouvert le feu aux alentours.
-La France et le Mali suspendent réciproquement la délivrance de visas
La France et le Mali ont suspendu réciproquement la délivrance de visas sur fond de crise diplomatique en lien avec les événements au Niger, a confirmé le ministère malien des Affaires étrangères, dans une publication en ligne.
Cette décision intervient alors que Paris a classé le Mali en zone rouge dans un bulletin d’alerte publié le 7 août à l’attention de ses ressortissants.
- Le président Saïed appelle au démantèlement des « réseaux » voulant envenimer la situation sociale
Le président tunisien Kaïs Saïed a appelé au « démantèlement des réseaux qui cherchent à envenimer la situation sociale en augmentant les prix et en entravant délibérément les intérêts des citoyens ».
Saïed s’exprimait lors d'une rencontre avec le premier ministre Ahmed Hachani, jeudi, au Palais présidentiel de Carthage, selon un communiqué de la Présidence de la République, publié sur ses réseaux sociaux.
-Accord tuniso-libyen pour résoudre la crise des migrants bloqués aux frontières
La Libye et la Tunisie sont parvenues à une "solution consensuelle" pour mettre fin à la crise des migrants africains irréguliers bloqués dans la zone frontalière entre les deux pays, dont la situation détériorée a suscité des critiques nationales et internationales en matière de droits humains.
C’est ce qui ressort d'entretiens tenus à Tunis, au soir du mercredi, entre le ministre tunisien de l'Intérieur, Kamel Feki, et son homologue libyen Imad Trabelsi, selon un communiqué du gouvernement d'unité nationale libyen.