Nadia Chahed
12 Janvier 2018•Mise à jour: 12 Janvier 2018
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Ex-Commandant de la gendarmerie ivoirienne et un des piliers de l’appareil sécuritaire de l'ex-président Laurent Gbagbo, Jean-Noël Abéhi a été condamné, jeudi soir par la cour d’assises d’Abidjan à dix ans de prison, pour «complot contre l'autorité de l'Etat ».
Arrêté au Ghana où il était en exil depuis la fin de la crise post-électorale de 2010, avant d’être extradé en Côte d’Ivoire en 2013, Abéhi est accusé d’avoir comploté avec des militaires exilés pour le renversement du régime du président Alassane Ouattara. ,
Selon la Cour, il a participé aux réunions d'une plateforme militaire initiée par Koné Katinan, porte-parole de l'ancien président Laurent Gbagbo, et qui projetait de renverser le président Ouattara. L'opération était programmée pour le 23 décembre 2012, mais a finalement été un échec.
Accusations rejetées par la défense qui a soutenu qu’il a, plutôt agi dans le but de protéger le pouvoir du Président Alassane Ouattara.
Sur les onze co-accusés civils et militaires présumés impliqués dans l'attaque du 23 décembre 2012, jugés en même temps qu'Abéhi, trois ont été condamnés à dix ans de prison et huit ont été acquittés.
Le procureur de la République Souleymane Koné, avait réclamé la prison à perpétuité pour l’ensemble des douze prévenus.
Plusieurs personnalités proches de l'ancien président Laurent Gbagbo sont jugées au cours cette nouvelle session d'assises (ouverte depuis le 11 décembre) dans des affaires distinctes.
Le 26 décembre dernier, l’ancien ministre ivoirien Hubert Oulaye a été condamné à 20 ans de prison, pour complicité d’assassinat de dix-huit personnes, dont sept casques bleus, en juin 2012, non loin de Guiglo (Ouest), une région dont il est originaire.