Nadia Chahed
25 Décembre 2019•Mise à jour: 25 Décembre 2019
AA/Tunis
Plusieurs partis de l'opposition ivoirienne ont dénoncé les mesures visant l'ex-président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro et nombre de ses proches, ont rapporté des médias africains.
L’ex-président de l’Assemblée nationale (2012-2019) fait l’objet d’un “mandat d’arrêt international” de la justice ivoirienne pour “tentative d’atteinte à l’autorité de l’Etat”, avait annoncé lundi soir le procureur de la République d’Abidjan, Richard Adou.
une quinzaine de ses proches avaient été arrêtés le jour même.
Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) présidé par Pascal Affi N'Guessan, a appelé mardi les autorités politiques, judiciaires et policières ivoiriennes "à surseoir aux arrestations" des partisans de Guillaume Soro, l'ex-président de l'Assemblée nationale ivoirienne dont plus de quinze proches ont été interpellés lundi à Abidjan, indique l'Agence de presse africaine (APA).
Cet appel a été fait par Issiaka Sangaré, le porte-parole et secrétaire général du FPI, qui a en outre souligné que le FPI attendait les suites de l'information judiciaire ouverte contre Soro par le procureur de la République pour présomption grave de tentative d'atteinte à l'autorité de l'État, de recel de deniers publics et de blanchiment de capitaux, précise le même média.
Il a, par ailleurs, invité au respect de la procédure pour les députés arrêtés qui bénéficient de l'immunité parlementaire et a demandé leur libération.
Dans le même élan, la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix ( CDRP), une plateforme de l'opposition ivoirienne présidée par l'ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, a dénoncé mardi dans une déclaration, des "dérives dictatoriales" en Côte d'Ivoire après le mandat d'arrêt international émis par les autorités ivoiriennes contre Guillaume Soro, l'ex-président du parlement ivoirien et l'arrestation de plusieurs cadres proches de celui-ci, indique la même source.
"La CDRP s’insurge contre ces dérives dictatoriales répétées du régime RHDP-unifié, contraires aux principes élémentaires de la démocratie et de l’Etat de droit...", note la Coalition, soulignant sa "surprise et son indignation" devant les accusations d'attentat à la sûreté de l'État et de détournement de deniers publics portées contre Soro.
Soro qui devait rentrer mardi matin dans son pays, après six mois d’absence, pour y lancer sa campagne électorale pour l‘élection présidentielle d’octobre 2020, a finalement atterri au Ghana où il a été interdit de débarquer, tel qu'il l'a expliqué sur son compte twitter.
"Seuls des pays européens acceptent notre atterrissage", avait, en outre indiqué Soro sans toutefois préciser sa destination finale.