Lassaad Ben Ahmed
06 Octobre 2020•Mise à jour: 07 Octobre 2020
AA / Abidjan / Fulbert Yao
Une mission tripartite de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), de Union africaine et des Nations-Unies, conduite par la ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchway, a invité les acteurs politiques ivoiriens à « un consensus pour des élections apaisées », lundi.
La mission tripartite était arrivée dimanche à Abidjan et se poursuit jusqu'au 6 courant.
« Nous voulons atteindre un consensus pour des élections apaisés, crédibles et inclusives », a annoncé la porte-parole de la mission, Ayorkor Botchway, au sortir d’une audience avec le président ivoirien, Alassane Ouattara, lundi soir.
Elle a affirmé que le président Alassane Ouattara leur avait exprimé son engagement total à la tenue d’élection apaisée, inclusive et crédible.
« Nous, la Cedeao, les Nations Unies ainsi que l’Union africaine avons assuré monsieur le président que nous allons donc travailler avec lui dans ce sens», a-t-elle indiqué.
« Nous, la Cedeao, l’Union africaine et les Nations Unies, appelons tous les citoyens et acteurs de faire montre de restrictions et d’éviter les discours de haine et de violence. Nous encourageons les acteurs politiques ivoiriens de faire recours à tous les moyens légaux et apaisés afin de résoudre toutes les questions qui sont en suspens », a ajouté Shirley Ayorkor Botchway.
Pour la ministre ghanéenne, l’opposition ivoirienne qui a appelé à la désobéissance civile doit « faire usage de tous les moyens légaux pour régler les questions en suspension ».
Avant le président Alassane Ouattara, la mission a rencontré le président de la Commission électorale indépendante, des institutions et des leaders de partis politiques.
La tension politique est forte en Côte d'Ivoire à 26 jours de la présidentielle. L’opposition appelle Ouattara à ne pas briguer un troisième mandat.
En août, une quinzaine de personnes ont été tuées dans des violences après l'annonce de la candidature de Ouattara à un troisième mandat controversé.
En 2010, la crise postélectorale avait fait 3.000 morts.
Avant cette mission, l’ONG belge Crisis Group, avait appelé à un report du scrutin et à la tenue d’« un large dialogue visant à apurer une partie du contentieux ».
La mission tripartite prend fin ce mardi.