Hatem Kattou
31 Juillet 2017•Mise à jour: 31 Juillet 2017
AA/Abidjan/Esma Ben Said
Après dix jours (21 au 30 juillet) de festivités sportives et culturelles, les 8emes jeux de la francophonie se sont officiellement achevés dimanche soir à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.
Football, athlétisme, basketball, judo, lutte, hip-hop, création numérique, marionnettes, art, littérature, sculpture… de nombreuses activités sportives et culturelles ont animé ces jeux, plus grand évènement international organisé en Côte d'Ivoire depuis la décennie de la crise post-électorale (2002-2011).
. « Les 8e jeux ont effectivement tenu leur pari avec 53 pays participants, près de 4.000 sportifs et artistes participants, 900 journalistes accrédités, environ 55 millions de téléspectateurs dans le monde, près de 55.000 spectateurs, environ 350 médailles distribuées, dont 108 en or, plus de 35 pays sur les 53 qui repartent avec au moins une médaille», a résumé le vice-président de la Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan, dans une déclaration faite à l'occasion d'une cérémonie de clôture animée par les sons et lumières.
«Ces dix jours, qui nous ont réunis, ont indéniablement, ouverts les perspectives de coopération entre nos pays, entre nos peuples et singulièrement entre nos jeunesses », a-t-il fait remarquer.
« Les trois principes fondateurs; solidarité, diversité, excellence, furent vraiment au rendez vous d’Abidjan (…) la Côte d’Ivoire a aussi voulu que ces 8e jeux renforcent notre haut idéal commun de construire notre unité dans la diversité, mais aussi sur la base du vivre ensemble, sur la base d’une communauté de langue, la langue française, mais aussi et surtout sur la base d’un patrimoine culturel commun », a-t-il conclu.
Avec un budget estimé à 11,5 millions d'euros, selon le comité d’organisation, cette première manifestation internationale que le pays a organisé depuis son retour à la paix après une décennie de crise politico-militaire (2002-2011) qui a fait des milliers de morts et scindé le pays en deux, a aussi permis la rénovation ou la construction d’infrastructures.
Plusieurs sites laissés en souffrance tels que l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) utilisé comme village des jeux, le stade Félix-Houphouët-Boigny ou le palais des sports, ont été rénovés pour le bonheur des athlètes.
A l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), les installations ont été agrandies et modernisées. Trente-trois bâtiments de deux étages en préfabriqué ont été construits pour l'occasion.
- Médailles remportées
Dans l’ensemble des compétitions, la France s’est largement imposée en tête, au tableau général des médailles. Les athlètes et artistes français ont récolté 49 médailles dont 22 en or, 16 en argent et 11 en bronze.
Suivi du Maroc qui totalise 42 médailles : 13 en or, 14 en argent et 15 en bronze. Le Canada est classé à la 3e position avec 36 médailles dont 13 en or, 8 en argent et 15 en bronze.
La Côte d’Ivoire, le pays hôte se classe à la 6e place, derrière le Sénégal et la Roumanie. Elle a glané 19 médailles dont 6 en or, 8 en argent et 5 en bronze.
-Le defi sécuritaire relevé
Alors que des mutineries qui ont éclaté dans l'armée à quelques jours de l’ouverture et l’attentat terroriste ayant frappé la Côte d'Ivoire en 2016, faisant 19 morts, avait troublé, le sommeil des organisateurs, les autorités ivoiriennes ont été en mesure de relever le défi sécuritaire.
Au total, près de 10.000 militaires, gendarmes et policiers ont été mobilisés sur tous les sites dans la ville.
Hormis quelques vandalismes observés dimanche après-midi au Stade Felix Houphouet Boigny, après la finale de football remportée par le Maroc aux tirs au but face à la Côte d’ Ivoire, aucun incident majeur n’a été enregistré.