Esma Ben Said
09 Août 2017•Mise à jour: 09 Août 2017
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Vingt personnes se sont évadées du palais de justice d'Abidjan situé en plein coeur de la capitale économique ivoirienne, après avoir agressé des agents de police, a annoncé mardi soir le procureur de la république Richard Christophe Adou.
Mardi matin,« des détenus, extraits de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan, qui venaient de recevoir des notifications en cabinets d’instruction, ont agressé des agents de police (...) occasionnant ainsi l’évasion de vingt personnes, dont dix détenues et dix déférées», a expliqué le procureur Richard Adou, dans un communiqué lu à la télévision nationale.
“Des détenus, extraits de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan”, qui étaient déferrés au palais de justice, “ont agressé des agents de police (…) occasionnant ainsi l‘évasion de 20 personnes”, précise le texte.
"Le parquet tient à préciser qu’il s’agit bel et bien d’une évasion et non d’une attaque dont le Palais de Justice aurait fait l’objet’’, ajoute le texte.
- Enquête et sanctions
Le procureur a annoncé que les premières recherches ont permis de retrouver le véhicule qui a servi d'instrument de cavale et que des recherches sont toujours en cours pour retrouver les évadés.
Concernant les sanctions, le Directeur de l’administration pénitentiaire, Joachim Koffi Kongoué a annoncé mardi soir que "les premiers éléments de l’enquête ont permis de situer des responsabilités".
Kongoué a précisé, dans un communiqué, que sept agents commis à la surveillance des détenus ont été demis de leur fonction "pour avoir manqué à leurs obligations".
Le procureur Adou a quant à lui précisé que le commandant du palais de justice d'Abidjan a été mis aux arrêts et relevé de ses fonctions.
Cette évasion intervient deux jours après celle de la prison de Gagnoa (centre-ouest) où cinq prisonniers qui venaient d'être condamnés à 20 ans de prison, s’étaient évadés, avait indiqué à la presse le maire de la ville, Bamba Medji.
Ces derniers qui disposaient d'un pistolet, avaient pris la fuite sur deux motos en tirant en l'air, après avoir braqué un garde pénitentiaire et arraché sa kalachnikov.
Quatre gardes pénitentiaires et un civil soupçonnés de complicité avaient alors été arrêtés, selon le maire de la ville.