Hafawa Rebhi
05 Septembre 2017•Mise à jour: 05 Septembre 2017
AA / Libye / Walid Abdallah
Un certain nombre d'employés étrangers du secteur énergétique dans le sud-ouest libyen ont quitté la Libye, dans un contexte marqué par des préoccupations de sécurité.
Un travailleur du champ pétrolier al-Charara, a indiqué à Anadolu, sous couvert d’anonymat, que 12 ingénieurs espagnols de la société « Repsol » qui exploite le champ ont quitté la Libye, aujourd’hui mardi, sans fournir de raisons.
Le départ des ingénieurs espagnols peut avoir été motivé par la demande du gouvernement de leur pays, a ajouté le responsable.
La production sur le champ pétrolier al-Charara, le plus grand en Libye, s'est arrêtée il y a une semaine, quand des hommes armés associés au général Khalifa Hafter avaient fermé des vannes du pipeline reliant les champs al-Charara et al-Fil.
Selon le responsable du champ al-Charara, le travail sur le site reprendra en deux ou trois jours. La plupart des ingénieurs sont libyens et sont toujours au travail, a-t-il précisé.
D'autre part, le correspondant d’Anadolu a appris le départ de cinq employés allemands de la société allemande Siemens, partenaire de la centrale électrique d'Obary, gérée par la société turque Enka Teknik.
L'organisation terroriste Daech avait revendiqué, il y a une semaine, la responsabilité de l'attaque armée contre un point de contrôle de sécurité au niveau de la Porte des Fuqaha’ (au centre), qui avait entraîné la mort de 14 soldats des forces d'Haftar .
À l'exception des villes côtières de la Libye, le désert ouvert constitue la majorité du pays, ce qui facilite le déplacement des groupes extrémistes et soulève les craintes sur la sécurité des installations importantes, notamment dans les champs pétroliers et gaziers du pays.