Hend Abdessamad
28 Novembre 2020•Mise à jour: 28 Novembre 2020
AA/ Washington
Les États-Unis ont appelé, samedi, les parties au conflit armé dans la région du Tigré en Ethiopie à apaiser les tensions et protéger les civils.
Kelly Knight Craft, ambassadrice américaine auprès des Nations unies, a déclaré que « Washington est préoccupé par la détérioration de la situation dans la région du Tigré en Ethiopie ».
L’ambassadrice américaine a affirmé que « son pays soutient les efforts de l’Union africaine pour entamer le dialogue et retrouver la paix ».
Et de souligner que « les parties au conflit doivent protéger les civils et permettre l’accès humanitaire pour les réfugiés et tous ceux qui ont besoin d’aide ».
L’armée éthiopienne a lancé, samedi, une attaque contre la capitale tigréenne Mekele pour l’arrestation des dirigeants au Front de libération du peuple du Tigré.
La télévision tigréenne a rapporté que les bombardements contre la région habitée par 500 mille personnes, ont débuté cet après-midi, selon l’agence « Associated Press ».
Le gouvernement éthiopien n’a pas communiqué, dans l’immédiat, sur l’attaque ciblant la capitale du Tigré.
L’armée éthiopienne a annoncé qu’elle se dirige vers le centre du Tigré, et sa capitale, après avoir pris le contrôle des villes stratégiques dans la région.
Depuis le 4 novembre dernier, les hostilités se sont déclenchées, dans le district, entre l’armée fédérale éthiopienne et les forces du Front de libération du peuple du Tigré.
Durant trois décennies, la région du Tigré avait régné sur la vie politique en Ethiopie jusqu’à l’entrée d’Abiy Ahmed en fonction, en 2018, premier Oromo désigné Premier ministre.
Les Oromo sont la plus grande ethnie en Éthiopie avec 34,9 % de la population, soit environ 108 millions d’habitants, tandis que les Tigréens sont la troisième plus grande ethnie avec 7,3 % de la population éthiopienne.
Le Tigré, se considérant marginalisé, s’est séparé de la coalition au pouvoir d’Abiy Ahmed en organisant, en septembre dernier, des élections locales que le gouvernement d'Addis-Abeba juge illégales. Les élections ont été reportées suite à la propagation de la pandémie du coronavirus.
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad