Nadia Chahed
09 Mai 2017•Mise à jour: 10 Mai 2017
AA/Bangui/ Sylvestre Krock
La Mission onusienne en Centrafrique( Minusca) a condamné, mardi, l'attaque meurtrière qui a visé, lundi soir, un des ses convois près de Bangassou (sud) faisant un mort parmi ses casques bleus.
Le convoi, qui avait quitté Rafai pour Bangassou (474 km à l’Est de Bangui), a été la cible d’éléments armés, lundi vers 20 heures près du village Yogofongo, à 20 km de sa destination, précise la Minusca dans un communiqué, publié mardi sur son site.
"Un casque bleu cambodgien a été tué tandis que huit casques bleus ont été blessés, dont un cambodgien et sept marocains. Quatre casques bleus sont portés disparus, dont trois soldats cambodgiens et 1 soldat marocain", précise la même source.
Les auteurs de l’attaque se sont enfuis dans la brousse, ajoute le communiqué, sans donner plus de détails ni sur l'identité des assaillants ni sur leurs motivations.
La Minusca annonce, en outre, avoir envoyé un hélicoptère et des casques bleus pour sécuriser les lieux et lancer des recherches afin de retrouver les soldats portés disparus.
Dénonçant "dans les termes les plus vigoureux cette attaque odieuse contre les casques bleus", la Minusca rappelle que la présence de ces derniers sur le sol centrafricain "n’a d’autres objectifs que d’aider le pays à protéger les populations et permettre à la Centrafrique de sortir de l’engrenage de la violence causée par les groupes armés".
Contacté par Anadolu, David Komas, journaliste établi à Bangassou, a indiqué que ce sont des éléments Anti-Blalaka qui se sont attaqué au convoi onusien.
Il a ajouté qu'outre le casque bleu, un civil a a été tué lors des affrontements qui ont opposé les casques bleus aux assaillants.
La paix reste encore fragile en Centrafrique, un pays qu'un coup d'Etat a fait basculer, en 2013, dans un conflit inter-communautaire qui a fait quelques milliers de morts, selon l'ONU. Les élections générales de décembre 2015-mars 2016 ont certes doté le pays de nouvelles institutions et contribué à un retour relatif au calme, mais elles n'ont pas pu empêcher la résurgence de violences sporadiques.