Esma Ben Said
27 Avril 2016•Mise à jour: 28 Avril 2016
AA/ Bangui/ Sylvestre Krock
La Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) a vu proroger son mandat de trois mois par le Conseil de sécurité de l'ONU.
D'après un communiqué dont Anadolu a reçu copie mercredi, les membres du Conseil de sécurité onusien, ont prorogé mardi soir, jusqu’au 31 juillet 2016 le mandat de la force onusienne et autorisé cette dernière «à user de tous les moyens nécessaires pour s'acquitter de son mandat dans les limites de ses capacités et de ses zones de déploiement».
Cette résolution a été prise afin de permettre la conduite d'un examen stratégique de la Mission, rapporte le texte, précisant, de surcroît, que le Conseil a demandé au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, «de procéder à cet examen et de lui présenter des recommandations le 22 juin 2016 au plus tard.»
Le Conseil de sécurité s’est dit par ailleurs «conscient que le futur mandat de la Minusca doit être adapté aux nouvelles circonstances découlant de la fin de la transition et que cela doit se faire en étroite consultation avec les autorités nouvellement élues.»
Les responsables onusiens ont, en outre, félicité "l'investiture du président Faustin-Archange Touadéra le 30 mars 2016".
Le 15 avril, à l'occasion d'une réunion du Conseil de sécurité sur la situation en République centrafricaine, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, avait salué «les nombreux progrès réalisés au cours des deux dernières années par le pays en matière de paix et de réconciliation nationale. »
«La République centrafricaine a passé un cap crucial avec la tenue, avec succès, d'élections libres et justes. L'investiture du président Touadéra et la promulgation de la nouvelle constitution marquent la fin de la transition et ouvrent une nouvelle phase pour le pays », avait-il commenté.
La Minusca compte quelque12.000 hommes issus d'une quarantaine de pays. Elle a été créée le 10 avril 2014 pour lutter contre les violences générées par un conflit interconfessionnel qui a éclaté en RCA, vers la fin de 2013.