Nadia Chahed,Lassaad Ben Ahmed
18 Octobre 2017•Mise à jour: 18 Octobre 2017
AA/Desk
La Mission onusienne en République Centrafricaine (MINUSCA) a condamné mercredi les violences signalées dans une province du Sud du pays et qui "auraient couté la vie à de nombreux civils".
La (MINUSCA) précise dans un communiqué, dont Anadolu a reçu copie, avoir "été informée des violences qui auraient touché Pombolo, dans la province de la Basse Kotto (sud de la RCA)".
Condamnant ces violences, la mission onusienne rappelle que celles-ci ont touché une localité où elle ne dispose d’aucun casque bleu.
"Les premières indications laissent supposer que ces violences, d’une grande ampleur, auraient coûté la vie à de nombreux innocents civils", précise la même source sans donner plus de détails sur le nombre ou l'appartenance de victimes.
La MINUSCA indique en outre "qu'elle fera tout ce qui est en ses capacités pour mettre fin à ces violences et faciliter l’accès aux soins aux blessés", précisant qu'elle a décidé, à cet effet, d’envoyer immédiatement un hélicoptère pour une reconnaissance aérienne et des troupes au sol.
"D’autres informations sur ces événements seront mises à la disposition du public en temps opportun", conclut le communiqué.
Le porte-parole de l’Unité pour la Centrafrique (UPC, faction de l'ex-Séléka), Souleymane Daouda, avait déclaré plus tôt dans la journée à Anadolu "qu’au moins 150 musulmans ont été massacrés et 100 autres ont été blessés", dans le village de Pombolo, à 35 km de la ville de Dimbi sur l’axe routier Alindao-Bangassou (sud de la Centrafrique).
"Le décompte des victimes se pouruivait mercredi à la mi-journée et pourrait être revu à la hausse", a-t-il précisé dans un entretien téléphonique avec un journaliste d'Anadolu.
"Les éléments de l’UPC d’Ali Darassa (Ex-Seleka), dépêchés sur place, sont parvenus à repousser les assaillants en dehors du village", a relevé la même source.
Les circonstances exactes de cette tuerie ne sont pas encore élucidées, mais il s’agirait, selon les premières informations, non encore confirmées, que les assaillants appartiendraient au même groupe anti-Balaka à majorité chrétienne, qui a commis le massacre de mardi dernier à Kembé ayant coûté la vie à 26 Musulmans.