Lassaad Ben Ahmed
17 Janvier 2021•Mise à jour: 18 Janvier 2021
AA / Peter Kum
La mission des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) a annoncé avoir repris le contrôle de l'ensemble de la ville de Bangassou (sud-est) dans un communiqué rendu public samedi soir. La ville avait été attaqués par des rebelles, le 3 janvier courant.
« La ville de Bangassou est sous contrôle total de la Minusca, suite à l’ultimatum lancé vendredi par la Force de la Mission aux groupes armés. Les rebelles ont abandonné les positions qu’ils occupaient et fui la ville dans la nuit de vendredi à samedi », a déclaré le 16 janvier, le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), Vladimir Monteiro.
Il a précisé que c’est au milieu de la semaine que des Casques bleus supplémentaires en provenance de Bria sont arrivés à Bangassou pour renforcer le dispositif en place et lancer une opération destinée à restaurer l’ordre et l’autorité effective de l’Etat dans la ville, et protéger la population civile.
« Les Casques bleus ont intensifié les patrouilles dans la ville et contrôlent à présent tous les principaux axes. La base des FACA (Forces armées centrafricaines, Ndlr) et la brigade de gendarmerie sont également sous contrôle de la Force ».
Les habitants qui avaient fui Bangassou suite aux attaques lancées le 3 janvier par des groupes rebelles contre la ville, ont commencé à revenir dans la ville, selon le Minusca.
Dans un tweet dimanche matin, le Premier ministre de la RCA, Ngrebada Firmin, a souligné qu’il y a eu des incidents de « pillage de Bangassou par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) avant leur retrait » de la ville, dans la nuit de vendredi à samedi.
« Le gouvernement est résolu à mettre fin aux pillages de nos richesses et les biens de notre peuple », a-t-il souligné.
Vendredi, la force de l’ONU avait lancé un ultimatum aux rebelles, leur enjoignant de quitter sous trois jours la ville de Bangassou, qu'ils occupaient (en partie) depuis le 3 janvier juste à la veille de l’annonce des résultats des élections centrafricaines.
Le 19 décembre, une coalition de groupes armés a lancé une offensive pour perturber les élections présidentielle et législatives et a promis de «marcher sur Bangui».
Dans la nuit de mardi à mercredi, les rebelles qui étaient jusque-là tenus à distance de la capitale par les Casques bleus de l'ONU et les forces armées de Centrafrique (FACA), ont tenté de prendre le contrôle de Bangui, mais ils ont été repoussés.