Esma Ben Said
17 Mai 2018•Mise à jour: 17 Mai 2018
AA/Bujumbura/Jean Bosco
Le vote pour le référendum constitutionnel Burundi, s’est clôturé jeudi « sans incident », a annoncé sur la radio/télévision nationale burundaise, le président de la commission électorale nationale indépendante, Céni,Pierre Claver Ndayicariye.
Quelque 4,7 millions d'électeurs burundais étaient appelés à se prononcer jeudi par référendum sur une révision de la Constitution dénoncée par l'opposition radicale qui a appelé au boycott.
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 6 heures (4 heures GMT) et les ont fermé à 16 heures (14 heures GMT).
«Nous félicitons tous les Burundais qui viennent d’exercer leur devoir citoyen en participant au vote référendaire sans incident majeur, c’est une fierté pour toute la nation », a-t-il déclaré.
« Le scrutin s’est déroulé dans le calme dans tous les 11076 bureaux de vote disséminé dans le pays, nous allons démarrer le dépouillement pour donner les résultats provisoires le plus vite possible», a-t-il encore ajouté.
Les plus hautes autorités du pays ont voté chacun dans leur commune natale.
Selon des estimations des commissions électorales à l’échelle provinciale (Cepi), la participation dépassait, par endroits, les 80% en début d’après-midi.
En dépit de la tension qui prévalait mercredi suite aux d’attaques et de violences pour perturber le référendum, le vote a débuté dans le calme, jeudi.
Contestée par l’opposition, la nouvelle constitution apporte, deux changements majeurs au niveau du mandat présidentiel qui passera de 5 à 7 ans et sera «renouvelable». En outre, la nouvelle constitution ne fait plus référence à l’Accord d’Arusha signé en août 2000. C’est cet accord qui, en 2003, avait mis fin à une décennie de guerre civile.
Depuis fin avril 2015, le Burundi est secoué par une grave crise politique et sécuritaire, née de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.
Les violences générées par cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 420.000 personnes à fuir le pays, selon un rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) publié le 26 avril 2018.