Mohamed Hedi Abdellaoui
29 Janvier 2016•Mise à jour: 29 Janvier 2016
AA/ Bujumbura/ Yvan Rukundo
Les deux journalistes étrangers arrêtés jeudi soir par la police burundaise ont été libérés vendredi, a déclaré à Anadolu un membre de la Commission électorale burundaise, sous couvert d’anonymat.
«Ils (les deux journalistes) ont été libérés mais leurs accréditations ont été enlevées, sur décision du Parquet », a précisé la même source. Les deux journalistes, un correspondant régional pour l’Afrique du quotidien "Le Monde" et un photographe britannique, avaient été arrêtés lors d'une opération policière contre des « criminels armés», selon les autorités burundaises.
La France avait, pour sa part, réclamé la «libération immédiate» desdits journalistes, a annoncé vendredi le ministère français des Affaires étrangères.
Les deux hommes avaient été arrêtés lors d’une campagne qui s’est soldée par l’arrestation de 17 personnes, y compris les deux journalistes, d’après le porte-parole adjoint de la police burundaise, Moise Nkurunziza. Il s'agit des premières arrestations de journalistes étrangers depuis le début de la violence politique en avril et qui a fait plus de 400 morts.
Le Burundi a sombré dans une grave crise politico-sécuritaire depuis avril dernier, date de l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat jugé "anticonstitutionnel" par l’opposition. Des centaines de personnes ont été tuées et plusieurs milliers d’autres ont dû fuir le pays, selon l’ONU.