Esma Ben Said
01 Septembre 2017•Mise à jour: 01 Septembre 2017
AA/Bujumbura/Yvan Rukundo
Comme dans le reste du monde, les musulmans burundais ont célébré vendredi, la fête de l'Aïd el-Adha (fête du sacrifice ou Tabaski), dans la piété et le partage, a constaté le correspondant de Anadolu.
Alors que la crise économique et politico-sécuritaire qui secoue le pays depuis plus de deux ans a plongé la population dans la détresse, l'Aïd "met du baume au coeur" des fidèles, selon les témoignages recueillis.
La prière matinale s'est tenue dans le calme dans les lieux de grands rassemblements musulmans comme au terrain de Nyakabiga, au centre Islamique du Burundi, (centre de Bujumbura), ou encore au terrain de Ngagara dans le nord de la capitale.
"Malgré la crise, nous avons célébré notre fête, et nous avons prié pour la paix dans notre pays et dans le monde'', confie, Idi Issa, un musulman de la capitale rencontré après la prière.
Même si pour de nombreux burundais, les difficultés financières ne permettent pas de "festin", ce qui importe reste le "partage". Ceux qui ont pu acheter des moutons les partageront donc avec ceux qui n'en ont pas, confient les fidèles, heureux de la générosité de leurs compatriotes.
Le Burundi compte 10% de musulmans sur une population totale de 9,8 millions. Ils vivent, pour la plupart à Bujumbura (quartier de Buyenzi) et dans quelques autres chefs-lieux des provinces.
C'est seulement depuis 2007 que les jours de fêtes musulmanes sont décrétées jours fériées au Burundi, grâce à l’ancien Président du parti au pouvoir Hussein Radjabu, lui-même de confession musulmane.