Lassaad Ben Ahmed
28 Mai 2019•Mise à jour: 28 Mai 2019
AA / Bujumbura / Jean Bosco
Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a promulgué mardi, par décret, un nouveau code électoral, en prévision des élections générales de 2020.
Le nouveau code électoral introduit quelques nouveautés concernant les Burundais en exil et le financement des élections et remplace, ainsi, celui du 3 juin 2014.
Le nouveau code électoral exclut de candidature les acteurs politiques en exil.
Selon l’article 125, les candidats aux élections doivent «résider au Burundi lors de la présentation des candidatures».
Pour des raisons de « souveraineté », les élections de 2020 seront financées par l’Etat et les citoyens burundais.
«Les frais nécessaires à l’organisation des scrutins prévus dans la présente loi sont à la charge de l’Etat ainsi que la contribution de la population».
Parmi les changements apportés, figure également le passage d’un quinquennat à un septennat pour le mandat présidentiel.
Les prochaines élections générales sont prévues pour 2020.
Le Burundi s'achemine vers un nouveau rendez-vous électoral au moment où plusieurs leaders de partis d’opposition et d’autres anciens poids-lourds du parti au pouvoir (frondeurs de 2015) sont encore en exil.
Le dialogue d’Arusha, qui devait déboucher sur un accord, n'a abouti à aucun compromis entre Bujumbura et les opposants radicaux.
Au pouvoir depuis 2005, l’actuel président Pierre Nkurunziza a déjà annoncé qu’il ne sera pas candidat.
Fin avril 2015, sa décision de briguer un 3ème mandat, jugé illégal par l’opposition et la société civile, a plongé le pays dans une grave crise émaillée de violences.
Cette crise a déjà fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 346 mille personnes à l’exil selon le dernier rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR), publié le 30 avril 2019.