Lassaad Ben Ahmed
18 Octobre 2018•Mise à jour: 19 Octobre 2018
AA / Bujumbura / Jean Bosco
Un consortium de deux sociétés, italienne et égyptienne, vient de signer avec le Burundi un contrat pour la construction de deux centrales hydroélectriques, a déclaré jeudi aux médias, Siméon Habonimana, directeur général de la Regideso (unique entreprise publique de production et de commercialisation de l’eau et de l’électricité).
«Mercredi soir, nous avons signé avec un groupe de deux sociétés, italienne et égyptienne, un contrat d'exécution pour la construction de deux centrales hydroélectriques à Jiji- Mulembwe (100 km de Bujumbura vers le sud) par le Regideso et le groupement de deux sociétés, italienne et égyptienne », a-t-il déclaré à la radio burundaise, RTNB.
«Pour une valeur de 150 millions de dollars, ces centrales seront construites par les sociétés CMC et Orascom, respectivement italienne et égyptienne dans un délai de 3 ans et 6 mois. Leur puissance sera de 49,5 MW», a ajouté le directeur général.
En raison des différentes crises politiques qui l’ont secoué durant plusieurs années, le Burundi n’a pas investi dans la construction de nouveaux barrages hydroélectriques. Le dernier barrage date de 1989.
Pour combler son déficit, le Burundi importe jusqu'ici de l’énergie électrique à partir des centrales de Ruzizi I et Ruzizi II, localisées en République Démocratique du Congo (RDC) et relevant de la Communauté économique des pays des Grands lacs (CEPGL : Burundi, Rwanda, Ouganda et RDC).
Selon le directeur général de la Regideso, alors que les besoins en énergie sont estimés à au moins 70 mégawatts, « le pays n’en produit que 30 à peine ».
Bujumbura compte atteindre l’équilibre énergétique à l’horizon 2020.