Wejden Jlassi
31 Décembre 2021•Mise à jour: 03 Janvier 2022
AA / Tunis
-Tunisie : le Président Kaïs Saïed met fin aux fonctions du gouverneur de Tunis, Chedly Bouallègue (AA)
Le Président de la République tunisienne, Kaïs Saïed a décidé de limoger le gouverneur de Tunis, Chedly Bouallègue, qui sera remplacé désormais par Kamel Fekih.
Saïed a émis deux décrets présidentiels. Le premier met fin aux fonctions de Chedly Bouallègue, en tant que gouverneur de Tunis. Le second nomme Kamel Fekih, pour lui succéder aux mêmes fonctions.
-Kaïs Saïed promet une réforme du système judiciaire (TAP)
Le Président de la république Kaïs Saïed a promis jeudi une révision du système judiciaire, citant, à ce propos, les droits accordés aux membres du Conseil supérieur de la magistrature et l'organisation administrative au sein des Tribunaux.
Le chef de l'Etat a fait observer qu'"un pouvoir judiciaire indépendant vaut mieux que mille Constitutions", appelant à ce propos, "les juges intègres", à apporter leur contribution au "travail historique engagé pour la réalisation de la justice ".
Il a également évoqué l'organisation administrative au sein des tribunaux, soulignant dans ce contexte, que les greffiers sont toujours "au service de la justice et exercent sous l'autorité du président du tribunal ", et ils ne sont pas donc " indépendants ", comme c'est le cas au sein de la Cour pénale internationale, la Cour internationale de justice, et dans les tribunaux de France ".
Toujours en ce qui concerne le pouvoir judiciaire, le président de la République a évoqué les avantages et privilèges accordés aux membres du Conseil supérieur de la magistrature, ainsi que le pouvoir de régulation dont jouit ce Conseil.
Il a indiqué que la mise en place de la loi relative au Conseil supérieur de la magistrature résulte, selon lui, de " l'ingérence de parties non compétentes et de plusieurs forces de pression".
Evoquant les projets d'assassinats, le chef de l'Etat a appelé les ministères de la Justice et de l'Intérieur à traquer les " personnes suspectes ", conformément aux dispositions de la loi.
-Incendie des déchets italiens : Mobilisation d’une équipe d’experts pour mesurer la concentration des gaz toxiques (African Manager)
Le ministère de l’Environnement a fait savoir, jeudi, qu’une équipe d’experts s’est déplacée sur les lieux de l’incendie qui s’est déclenché, hier mercredi 29 décembre 2021, dans un dépôt contenant 1950 tonnes de déchets italiens dans la région de Mourredine relevant de la délégation de Msaken à Sousse, et ce pour mesurer la concentration des gaz toxiques émis par le site de l’incendie.
Le ministère a indiqué que les résultats de ces mesures seront prêts dans 48 heures, rappelant qu’une enquête judiciaire a été ouverte dès le déclenchement de l’incendie pour révéler les raisons de cet incident qui intervient à un moment où les préparatifs pour la réexpédition de ces déchets vers l’Italie ont atteint leurs dernières phases.
Les efforts se poursuivent pour la réexpédition de ces déchets vers leur pays d’origine, en coordination avec toutes les parties prenantes, le ministère appelé les autorités concernées à redoubler de vigilance en ce qui concerne le reste des déchets.
-« Citoyens contre le coup d’Etat » appelle à boycotter la consultation populaire de Kaïs Saïed (Business News)
Le collectif « Citoyens contre le coup d’Etat » a appelé, jeudi 30 décembre, les citoyens tunisiens à boycotter la consultation nationale et à s’y opposer par tous les moyens « pacifiques et démocratiques ».
Le 13 décembre 2021, le président de la République a décidé de perpétuer le gel des prérogatives du Parlement jusqu’à l’organisation d’élections anticipées. Mais avant ce suffrage, une consultation populaire sera organisée entre janvier et mars 2022. A l’issue de cette consultation, une commission sera constituée pour rassembler l’ensemble des résultats pour, ensuite, les transformer en un projet de constitution qui sera soumis à un référendum le 25 juillet 2022.
S’exprimant à ce sujet, Jaouhar Ben M’barek a avancé que tous les décrets et décisions émanant du président de la République depuis le 25-Juillet étaient illégaux et sans effet, soulignant que toutes les forces politiques notoires du pays a rejoint le collectif dans sa lutte contre le coup d’Etat en dépit des divergences idéologiques.
Le constitutionnaliste faisait, notamment, référence aux quelques réunions que le collectif a organisées avec Ennahdha et Al Jomhouri, entre autres, dans l’espoir d’avoir un appui supplémentaire – même si éphémère – contre le chef de l’Etat et sa machine engagée le 25 Juillet.