Wejden Jlassi
02 Octobre 2022•Mise à jour: 03 Octobre 2022
AA/Tunis
*Tunisie: Réunion au Palais de Carthage sur les biens confisqués et la réconciliation pénale (AA)
Le président de la République, Kaïs Saïd, a reçu vendredi, au Palais de Carthage, les ministres de la Justice et des Finances, Leila Jaffel et Sihem Boughdiri Nemsia. L'entretien s'est focalisé sur les biens confisqués et les affaires reportées plus d'une fois et restées durant des années dans les tiroirs des tribunaux sans être tranchées, ainsi que sur l'élaboration, dans les plus brefs délais, de projets de textes relatifs à la réconciliation pénale.
Cette dernière devra permettre de restituer aux Tunisiens une partie des fonds spoliés en cette période marquée par la mise en place des sociétés communautaires dans plusieurs régions de la République.
Lors d'une précédente audience avec la ministre de la Justice tenue en date du 16 septembre courant, Saïed avait rappelé à la nécessité de hâter l'application du décret-loi relatif à la réconciliation pénale pour restituer l'argent aux Tunisiens.
*Moody's: La note de la Tunisie sous examen pour dégradation (Mosaïque Fm)
L’agence de notation Moody’s a annoncé, dans son rapport daté du vendredi 30 septembre 2022, avoir placé la Tunisie, dont la note souveraine à long terme en devises et en monnaie locale est de Caa1 avec perspectives négatives, sous examen pour dégradation.
Moody's a également placé la note de la Banque centrale de Tunisie sous surveillance en vue d'une dégradation. La Banque centrale de Tunisie est légalement responsable des paiements sur toutes les obligations de l'État. Ces titres de créance sont émis au nom du gouvernement. Avant cette action de notation, la notation de la Banque Centrale de Tunisie était Caa1 avec perspectives négatives, précise l'agence.
*Tunisie: La régularisation de la situation des enseignants suppléants sera effectuée sur des étapes (AA)
Le ministre de l'Education, Fathi Slaouti, a indiqué vendredi, que la régularisation de la situation des enseignants suppléants sera effectuée par étapes et que le gouvernement s'attache à respecter ses engagements.
Slaouti a rappelé la difficulté économique et financière du pays et a assuré que les différents enseignants suppléants seront recrutés sur des étapes, faisant savoir que le gouvernement est en train d'examiner un mécanisme permettant de garantir l'intégration des enseignants et de trouver un autre qui puisse garantir une régularité de leur payement.
Il a ajouté que ces mécanismes seront discutés avec la partie syndicale et des représentants des enseignants suppléants, saluant les efforts déployés par ces enseignants notamment en cette conjoncture financière difficile.
*Abir Moussi: Le PDL va faire tomber Kais Saïed et son régime (Tunisie Numérique)
La présidente du PDL Abir Moussi a exprimé son ras-le-bol suite à la dernière décision prise par le gouverneur de Tunis Kamel Fekih.
La dirigeante du parti a, en effet, révélé qu’elle a été interdite de manifester par ce dernier assurant qu’elle a le droit de mener des mouvements protestataires.
” Personne ne pourra nous empêcher de s’exprimer. Le Parti destourien libre (PDL) s’attache à l’Etat de droit et va faire tomber Kais Saïed et son régime” a-t-elle déclaré.
*Le SNJT condamne l’agression contre l’équipe des ''Quatre vérités'' (Mosaïque Fm)
Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a condamné l'agression " violente " subie, vendredi, par les journalistes du programme "Les Quatre Vérités" diffusé sur la chaîne de télévision privée El-Hiwar Ettounsi par des agents de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) de Tebourba, Gouvernorat de la Manouba.
Dans une déclaration publiée samedi, le syndicat a exigé de la société en question d'ouvrir une enquête sur les circonstances de cette agression survenue dans un de ses sièges.
Le SNJT a, également, appelé les autorités judiciaires à poursuivre en justice les auteurs de l'agression, rappelant le rôle capital des médias, notamment le journalisme d'investigation, dans la lutte contre la corruption et la protection des droits de l'Homme, soulignant l'impératif de respecter les droits des journalistes à l'accès à l'information.
Lors de son déplacement à la SNCFT, l'équipe de journalistes a été agressée par le gardien de l'établissement. Les journalistes ont subi des violences de la part du gardien et d'un groupe de personnes qui a confisqué leur matériel, précise le syndicat.
L'équipe a fait appel au poste de police à proximité qui a envoyé du renfort pour intervenir et faire un constat sur les violences subies.