Majdi Ismail
14 Janvier 2021•Mise à jour: 14 Janvier 2021
AA/ Tunis
L’organisation Amnesty International a déclaré jeudi que les victimes de la révolution tunisienne « se battent toujours pour que justice leur soit rendue et obtenir réparation des dommages qu'elles ont subi ».
Elle a ajouté, dans un communiqué rendu public jeudi, que « les gouvernements tunisiens successifs n'ont pas donné la priorité aux questionnements sur la responsabilité des violations des droits humains commises par les forces de sécurité ».
« Depuis mai 2018, au moins 10 procès liés à la répression violente de la révolution ont eu lieu devant les Chambres judiciaires spécialisées, mais aucun jugement n'a encore été rendu jusqu’à ce jour », lit-on dans le texte du communiqué.
Citant Amna Guellali, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Amnesty International, le communiqué souligne que « les anciens ou actuels responsables du ministère de l'Intérieur accusés de violations pendant la révolution, contestent le système judiciaire, en refusant de comparaitre devant les tribunaux, ce qui rend compte du sentiment d'impunité qui prévaut encore aujourd'hui en Tunisie ».
Le gouvernement tunisien n'a pas commenté jusqu’à 15h20 GMT le communiqué d’« Amnesty International ».
l'Autorité générale de la résistance, des martyrs et des blessés de la révolution et des opérations terroristes (gouvernementale), a publié jeudi sur son site Internet une liste de 129 martyrs et de 634 blessés de la révolution tunisienne qui a eu lieu entre le 17 décembre 2010 et le 14 janvier 2011.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail