Mohammed Maher Ben Romdhane
01 Avril 2019•Mise à jour: 01 Avril 2019
AA/Alger/Abdel Razek Abdallah
La présidence algérienne a annoncé, dans la soirée de dimanche, une nouvelle formation gouvernementale présidée par l’ancien ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui. La plupart des ministres du précédent gouvernement Ouyahia ne font pas partie de cette nouvelle formation gouvernementale composée de 27 ministres.
Le ministre de la Défense qui est le président Bouteflika, et son vice-ministre, le général Ahmed Gaïd Salah, ont été maintenus à leurs postes. Pareil pour la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Houda Faraoun, et le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni.
Bouteflika a annoncé le 11 mars dernier, le limogeage de l'ancien Chef du Gouvernement, Ouyahia, et son remplacement par Nouredine Bedoui avec Ramtane Lamamra en tant qu’adjoint et ministre des Affaires étrangères.
Cette décision de Bouteflika est intervenue en réaction au large mouvement populaire appelant à son départ.
Le président algérien a également décidé de se retirer de la course à l’élection présidentielle qu’il a annulé en proposant la prolongation de son quatrième mandat présidentiel en attendant la tenue d’un dialogue nationale.
Le mouvement de protestation populaire et l’opposition algérienne ont rejeté l’ensemble des initiatives entreprises par Bouteflika. De même pour le commandement de l’armée algérienne qui a appelé récemment à recourir à l’article 102 de la Constitution algérienne relatif à la vacance du poste de président de la République.
Noureddine Bedoui ainsi que son vice-Premier ministre, Ramtane Lamamra ne sont pas parvenus à former un gouvernement représentant les différentes forces politiques en Algérie. L’opposition a de son côté rejeté toute contribution à cette composition gouvernementale. C’est ce qui a amené Ouyahia à poursuivre l’action gouvernementale en attendant la désignation d’un nouveau gouvernement.
L’annonce d’une nouvelle composition gouvernementale pose plusieurs difficultés juridiques et politiques. En effet, le recours à l’article 102 de la Constitution algérienne obligera le président du Conseil de la Nation à collaborer avec ce nouveau gouvernement. La Constitution algérienne interdit les remaniements ministériels et les changements à la tête du gouvernement au cours des phases transitoires.